VIDEO. Nicolas Sarkozy ne "reculera" pas, "même devant la trahison"

Le candidat à la primaire à droite a répondu, sans le nommer, à son ancien conseiller Patrick Buisson, qui publie jeudi un livre à charge contre lui.

franceinfo

Il ne se laissera pas abattre, "même par la trahison". Nicolas Sarkozy a fait passer ce message en meeting, mercredi soir, à Chantilly (Oise), alors que son ex-conseiller de l'ombre Patrick Buisson publie jeudi un brûlot contre lui. "Rien ne me détournera de mon projet. Rien ne me dissuadera de tout donner pour le peuple de France. Rien", a insisté l'ancien président de la République, candidat à la primaire à droite.

Quand on est candidat à la présidence de la République, on doit avoir le cuir épais. Très épais.

Nicolas Sarkozy

en meeting à Chantilly

"Ils se décourageront avant moi"

"Quand on aspire à conduire le destin de notre pays, on ne se laisse pas impressionner par la moindre manœuvre, aussi grossière soit-elle, a-t-il poursuivi. Quand on sait l'ampleur des défis que notre pays doit relever, on ne recule pas, même devant la bassesse, même devant l'outrance, même devant la calomnie, même devant la trahison. Au contraire, on est fort, parce qu'on sait qu'il ne peut y avoir de place pour la faiblesse pour celui qui veut vraiment changer notre pays."

Nicolas Sarkozy a ensuite cité d'anciens chefs d'Etat victimes, selon lui, de "coups bas". "Ceux qui pensent pouvoir m'atteindre doivent savoir que j'ai une capacité de résistance, une détermination et une volonté que l'expérience du pouvoir et de la vie n'a eu de cesse de renforcer. Je ne suis d'ailleurs pas le premier à subir de telles attaques. Georges Pompidou, Valéry Giscard d'Estaing, Jacques Chirac et même François Mitterrand ont eu leur lot de caricatures, d'insultes, de coups bas", a-t-il estimé.

"Ma sérénité et mon sang-froid sont, au minimum, égaux à ceux dont ils ont su faire preuve à l'époque. Ceux qui pensent pouvoir me décourager doivent savoir qu'ils se décourageront avant moi. Ceux qui veulent démobiliser notre électorat doivent savoir que je (...) ne laisserai personne vous dire ce qu'il faut penser. Les débats qui seraient acceptables et ceux qui ne le seraient pas", a-t-il conclu.

Le candidat à la primaire de droite Nicolas Sarkozy le 27 septembre 2016 à Paris. 
Le candidat à la primaire de droite Nicolas Sarkozy le 27 septembre 2016 à Paris.  (CITIZENSIDE/PAUL ALFRED-HENRI / CITIZENSIDE / AFP)