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Soupçons de surveillance de Thierry Solère par la DGSE : le parquet de Paris ouvre une enquête

L'affaire date des législatives de 2012, alors que Thierry Solère était candidat dissident de l'UMP. L'enquête est  "collecte frauduleuse de données à caractère personnel et d'atteinte à l'intimité de la vie privée et recel de ce délit".

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Le député Thierry Solère, le 18 février 2015, à l'Assemblée nationale, à Paris. (CITIZENSIDE / AURELIEN MORISSARD / AFP)

Le parquet de Paris annonce, mercredi 13 avril, avoir ouvert une enquête après les révélations du Monde sur une possible surveillance de Thierry Solère, actuel député Les Républicains des Hauts-de-Seine, en 2012, par la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). L'enquête concerne des soupçons de "collecte frauduleuse de données à caractère personnel et d'atteinte à l'intimité de la vie privée et recel de ce délit".

La DGSE aurait commencé à surveiller Thierry Solère en mars 2012. Candidat dissident de l'UMP aux élections législatives, il affrontait le ministre de l'Intérieur de l'époque, Claude Guéant. Sa décision de maintenir sa candidature avait provoqué son exclusion temporaire de l'UMP et Claude Guéant était devenu le candidat officiel du parti. 

"C'est tout à fait scandaleux", selon Claude Guéant

Selon Le Monde, les téléphones ainsi que l'adresse e-mail de Thierry Solère ont été espionnés dès son exclusion de l'UMP. "La surveillance n'a été interrompue qu'après la découverte fortuite de son existence par la direction technique de la DGSE", précise le journal, mais "l'arrêt de la collecte de données personnelles ne met pas fin pour autant à la surveillance".

Finalement battu par son rival aux élections législatives de 2012, Claude Guéant affirme aujourd'hui n'avoir jamais eu connaissance de tels faits. "C'est tout à fait scandaleux. Jamais je n'ai demandé la moindre écoute téléphonique de quelque personnalité politique que ce soit", a martelé l'ancien ministre sur Europe 1.

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