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Aurélie Filippetti appelle les intermittents à cesser leur mouvement

La ministre de la Culture invite les intermittents du spectacle à saisir la "main tendue" par le gouvernement, alors que l'incertitude pèse toujours sur la tenue des festivals de l'été. 

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France Télévisions
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La ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, lors de la Fête de la musique, le 21 juin à 2014, à Paris.  (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

"La concertation a commencé, saisissez la main tendue ! Il faut que les spectacles aient lieu !" Aurélie Filippetti, la ministre de la Culture et de la Communication, appelle, lundi 30 juin, les intermittents à cesser leur mouvement

"Je lance un appel pour que les festivals puissent avoir lieu, que les artistes puissent s'exprimer sur les plateaux, avec les techniciens, qu'il puisse y avoir des débats mais que les festivals aient lieu et qu'on saississe la main tendue par le gouvernement", a déclaré la ministre sur RMC et BFMTV, alors que l'incertitude pèse toujours sur le bon déroulement des festivals de l'été.

A Avignon, où l'ouverture du festival est prévue vendredi, un vote du personnel doit avoir lieu lundi, la CGT-spectacles ayant appelé à la grève le 4 juillet pour la première représentation dans la cour d'honneur du Palais des papes.

"Ce renoncement serait mortifère"

Face à la mobilisation des intermittents contre la nouvelle convention d'assurance-chômage, le gouvernement a lancé une concertation afin de prendre en compte certaines de leurs revendications, tout en donnant son agrément au nouveau texte, qui couvre l'ensemble des chômeurs. La mission de concertation, confiée au député (PS) Jean-Patrick Gille, à l'ancien directeur du Travail Jean-Denis Combrexelle et à l'ancienne codirectrice du festival d'Avignon Hortense Archambault, a déjà entamé ses travaux et doit rendre des conclusions d'ici la fin de l'année.

"Aujourd'hui, on a l'occasion de mettre sur pied enfin la grande réforme attendue depuis des années", plaide Aurélie Filippetti, car, selon elle, "depuis 2003, il y a une paupérisation, une précarisation beaucoup plus grande des artistes et des techniciens du spectacle". "Le dialogue est là, les conditions pour que les festivals puissent avoir lieu sont réunies", ajoute la ministre. 

"Annuler un spectacle, pour un intermittent, ce n'est pas seulement perdre des revenus, mais renoncer à sa parole, renoncer à exprimer, par le geste artistique, la complexité et les paradoxes du monde, écrit aussi la ministre de la Culture, dans une tribune au Monde. Aujourd'hui, ce renoncement n'aurait plus de sens, et serait mortifère au moment même où l'occasion nous est donnée, enfin, de reconstruire des règles plus justes pour les intermittents, à la fois pérennes et mieux adaptées à leur situation."

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