Remaniement : Élisabeth Borne ne se soumettra pas au vote de confiance

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Remaniement : Elisabeth Borne ne se soumettra pas au vote de confiance
Article rédigé par
G. Papin - franceinfo
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Comme cinq chefs du gouvernement avant elle, Élisabeth Borne n'a pas souhaité se soumettre au vote de confiance. De leur côté, les députés de la Nupes tenteront de faire voter une motion de censure pour renverser l'exécutif.

Le vote de confiance est-il obligatoire ? Et à quoi sert-il ? "Cela sert à légitimer le gouvernement devant le Parlement, devant l’Assemblée nationale. Mais ce vote n'est pas obligatoire. Il est très risqué lorsque vous n'avez pas la majorité absolue et c'est le cas du groupe de la majorité présidentielle Ensemble ! qui a uniquement 250 élus. Donc il faut aller chercher du soutien du côté des oppositions comme les LR ou le RN. Trop risqué pour Élisabeth Borne, qui a décidé de ne pas demander le vote de confiance de députés", explique Gilles Papin, depuis la rédaction de franceinfo. C’est la cinquième fois dans l'histoire de la Vème République qu’un Premier ministre ne sollicite pas la confiance du parlement. "Le premier d'entre eux a été Maurice Couve de Murville en 1968. Ensuite c’est Michel Rocard en 1988, suite aux élections législatives après l’élection de François Mitterrand. Idem pour ses successeurs socialistes, Édith Cresson et Pierre Bérégovoy", poursuit-il.

Pas de risques pour Élisabeth Borne

D’un côté il y a donc le vote de confiance, de l’autre la motion de défiance qui est déposée par la Nupes. "C’est l'article 49.1 de la constitution, qui nous apprend que l'Assemblée nationale peut mettre en cause la responsabilité du gouvernement par le vote d'une motion de censure. C’est ce que vont tenter de faire les députés de la Nupes mercredi. C’est-à-dire essayer de renverser l'exécutif. Mais pour ça, il faut aussi 289 députés, et là, c'est beaucoup plus dur à obtenir car les députés qui s'opposent sont considérés comme soutien du gouvernement. On peut donc considérer que mercredi, Élisabeth Borne et son gouvernement resteront en place", conclut Gilles Papin.

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