Avec ses "Rencontres de Beauvau", Gérald Darmanin risque d’agacer au sein de l’exécutif

150 élus locaux ont été réunis par le ministre de l'Intérieur mercredi soir dans ce qu'il a baptisé les "rencontres de Beauvau". Un pied de nez à peine voilé aux rencontres de Saint-Denis, pilotées par le chef de l'Etat avec les patrons des partis.
Article rédigé par France Info
Radio France
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Gérald Darmanin au Sénat le 14 novembre 2023. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

Un exercice de style façon "Grand débat", qui risque fort d’agacer au sein de l’exécutif. Rien que le nom semble provocateur : les "rencontres de Beauvau" rappellent forcément celles de Saint-Denis, dont la deuxième édition aura lieu autour du chef de l'Etat vendredi 17 novembre, sans la droite, ni les socialistes, ni La France insoumise.

Alors, à quoi joue Gérald Darmanin ? Galvanisé par sa "victoire" au Sénat, qui a voté le projet de loi immigration mardi 14 novembre, en durcissant le texte, l’ambitieux ministre de l'Intérieur semble disposé à se relancer, et à ne surtout pas se faire oublier.

"Tourcoing phase 2"

La première édition, mercredi soir, a donc réuni place Beauvau 150 élus locaux, à quelques jours du Congrès des maires de France. "Nous avons ici la majorité et l’opposition, c’est un beau symbole", a lancé Gérald Darmanin en ouverture.

Sur scène, une députée Renaissance et un député Les Republicains jouent les maîtres de cérémonie. Dans un fauteuil, le ministre de l’Intérieur prend des notes, écrit quelques textos. Violences, dépôts sauvages, police municipale… "Tout ça, c’est un prétexte, c’est Tourcoing phase 2", sourit un ami, déjà là, à la fin de l’été, quand Gérald Darmanin avait réuni ses soutiens chez lui, dans le Nord, pour une partie de pétanque autour d’une bière et d’une assiette de frites. Cette fois, "c'était un apéro", comme dit le ministre, salué par une salve d’applaudissements. Et surtout, cette fois, pas d'Élisabeth Borne à l'horizon pour lui gâcher la fête. 

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