Violences à Marseille : "Le trafic de drogue est en train de miner la quasi-totalité de la ville", estime Stéphane Ravier

Stéphane Ravier, sénateur des Bouches-du-Rhône et candidat à la mairie de Marseille pour le Rassemblement national, était l'invité de franceinfo dimanche 3 novembre.

Stéphane Ravier, candidat RN à la mairie de Marseille et sénateur des Bouches-du-Rhône, était l\'invité du \"8h30 franceinfo\" le 3 novembre 2019. 
Stéphane Ravier, candidat RN à la mairie de Marseille et sénateur des Bouches-du-Rhône, était l'invité du "8h30 franceinfo" le 3 novembre 2019.  (FRANCEINFO / RADIO FRANCE)

"Le trafic de drogue est en train de miner la quasi-totalité de la ville" de Marseille a estimé sur franceinfo dimanche Stéphane Ravier, sénateur des Bouches-du-Rhône et candidat RN à la mairie de Marseille. "Tant qu'on ne prendra pas en compte la réalité de cette hyper violence de cette barbarie qui règne à Marseille on n'en sortira pas", a-t-il expliqué alors qu'un nouveau règlement de comptes a frappé la ville cette semaine.

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Stéphane Ravier estime que cela "fait 30 ans" qu'il "dénonce" le trafic "dans l'indifférence de l'équipe Gaudin, qui estime que je faisais du 'Marseille bashing'. J'ai vu ce trafic de drogue miner la ville de Marseille, allant jusqu'à s'exprimer devant les écoles". Le candidat du Rassemblement national promet que s'il est élu maire, il fera en sorte "d'augmenter le nombre de policiers qui passera à un millier et des policiers municipaux qui seront armés, qui seront déployés sur l'ensemble de la ville, notamment devant les écoles en particulier. Je serai un maire qui mettra les moyens pour contrôler ces établissements qui blanchissent l'argent de la drogue, ces fameux kebabs, ces épiceries de nuit qui fleurissent aux quatre coins de Marseille".

"Ce qui nous manque, ce sont des policiers sur le terrain"

"Je serai un maire qui sera présent chaque semaine dans le bureau du préfet pour lui demander des comptes, qui harcèlera le ministre de l'Intérieur pour obtenir les hommes dont nous avons besoin et donc une mairie qui agit par elle-même et une mairie qui met la pression auprès du ministère de l'Intérieur, ce qui ne s'est jamais fait et ce qui ne se fera jamais avec les 'bébés Gaudin'", a-t-il lancé.

"Ce qui nous manque, ce sont des policiers sur le terrain parce qu'ils connaissent le terrain, ce sont des magistrats qui condamnent, ce sont des centres pénitentiaires qui incarcèrent et c'est la police de l'air et des frontières qui expulse", a-t-il dit.

Stéphane Ravier a également commenté l'interview accordée cette semaine par Emmanuel Macron au magazine Valeurs actuelles. Selon lui, le président de la République "essaie de braconner" sur les terres du Rassemblement national. "Derrière les paroles d'Emmanuel Macron, qui ressemblent à celles de Nicolas Sarkozy en 2007-2008, il y a une réalité et il souhaite faire de Marseille un port d'accueil pour les migrants", a estimé le sénateur des Bouches-du-Rhône, "car derrière les paroles, il n'y a que des actes qui continuent à être immigrationniste".