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Valls versus le FN : retour sur une passe d'armes en quatre actes

Le Premier ministre mène campagne contre le Front national à l'approche des élections départementales. Le parti de Marine Le Pen réplique à ses attaques. 

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France Télévisions
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Le Premier ministre Manuel Valls en déplacement à Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor) le 14 mars 2015.  (JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)

Manuel Valls est très investi dans la campagne des élections départementalesEn ligne de mire du Premier ministre, la droite, mais surtout le FN, contre lequel il ne manque pas une occasion de vitupérer. Le parti de marine Le Pen n'hésite pas à lui répliquer. Retour sur une passe d'armes en quatre actes. 

Acte 1 : Manuel Valls a "peur" du FN pour la France

La phrase est lâchée lors d'une interview sur I-Télé/Europe 1/Le Monde dimanche 8 mars : "Je n'ai pas peur pour moi (...) J'ai peur pour mon pays, j'ai peur qu'il se fracasse contre le Front National." Le Premier ministre ajoute craindre que le FN ne réalise un "score sans précédent" à l'occasion des élections des 22 et 29 mars. "Mon angoisse, puis-je vous parler de mon angoisse (...) ? C'est le FN à 30%, pas au deuxième tour, mais au premier tour des élections départementales", explique Manuel Valls. 

 Acte 2 : Marion Maréchal-Le Pen dénonce son "mépris crétin" 

Malgré les critiques sur sa sortie, Manuel Valls persiste et signe. Mardi 10 mars, au sein de l'hémicycle, il confirme que son combat vise en priorité le Front national. La députée Marion Maréchal-Le Pen lui monte au créneau : "Gardez donc votre mépris crétin et vos leçons de République pour votre propre parti. Vous revendiquez la stigmatisation de Marine Le Pen et de 30% des électeurs français. Quand comptez-vous enfin vous occuper des angoisses des Français, plutôt que du sort de votre parti qui, je l'espère, se fracassera sur les urnes à la fin du mois ?"

Manuel Valls lui rétorque : "Je ne veux pas que le 22 mars, ce pays, mon pays, ma France, se réveille avec la gueule de bois. Il faut dire la vérité aux Français. Vous les trompez. Vous trompez les petites gens, vous trompez les ouvriers, vous trompez les agriculteurs, vous trompez ceux qui souffrent [...]. Il est temps que dans ce pays, on déchire le voile, la mascarade qui est la vôtre", lance-t-il face aux députés.

Acte 3 : Le Premier ministre persiste, le FN "n'aime pas la France"

En campagne à Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor), Manuel Valls poursuit sur la même ligne :  le "Front National n'aime pas la France", déclare le chef du gouvernement à la presse, en marge d'une visite sur le marché de la ville. "Le Front national n'est pas un parti républicain, c'est rance, c'est triste, la France elle a besoin d'optimisme et de regarder son histoire avec lucidité", ajoute-t-il. 

Acte 4 : Marine Le Pen moque "Valls la fureur" 

La réponse ne se fait pas attendre.  Dans une interview au Parisien parue dimanche 15 mars, la présidente du Front national ironise"On connaissait Max la menace. Il y a maintenant Valls la fureur, qui en toute circonstance éructe sa haine contre nous."

Marine Le Pen poursuit : "C'est lui qui jette les Français les uns contre les autres, alors qu'il est censé être le Premier ministre de tous (...) Or, on voit surtout qu'il est clairement en campagne pour son parti en ce moment. Donc, si le PS prend une déculottée aux élections, il faut que Valls... valse."

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