Assistants parlementaires du FN : la justice de l'UE rejette un recours de Marine Le Pen

La présidente du Rassemblement national (ex-FN) avait intenté un recours pour faire annuler un recouvrement de plus de 41 000 euros, réclamé par le Parlement européen pour l'emploi douteux d'un assistant parlementaire.

La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen, lors d\'un vote au Parlement européen, à Strasbourg, le 22 novembre 2016. 
La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen, lors d'un vote au Parlement européen, à Strasbourg, le 22 novembre 2016.  (FREDERICK FLORIN / AFP)

Sa demande ne passe pas. La justice européenne a rejeté, mercredi 28 novembre, un recours de la présidente du Rassemblement national (RN) Marine Le Pen, pour faire annuler un recouvrement de plus de 41 000 euros, réclamé par le Parlement européen pour l'emploi douteux d'un assistant parlementaire. Le Tribunal de l'Union européenne, "après avoir examiné l'ensemble des arguments développés par Marine Le Pen, les écarte ou les rejette faute de preuves ou de fondement juridique", précise un communiqué de la juridiction, établie à Luxembourg.

Cette décision s'inscrit dans le cadre de l'enquête sur les soupçons de salaires indûment versés à des assistants parlementaires d'élus du Front national, devenu RN, au Parlement européen. Déclenchée en 2015 après un signalement de l'ex-président social-démocrate du Parlement européen, l'Allemand Martin Schulz, l'enquête vise 17 élus ou ex-élus frontistes et une quarantaine d'assistants. Elle vise à déterminer si des assistants parlementaires de députés européens FN ont été rémunérés indûment par Bruxelles, alors qu’ils ne travaillaient que pour le parti.

Une information judiciaire a été ouverte le 15 décembre 2016 pour abus de confiance et recel, escroqueries en bande organisée, faux et usage de faux et travail dissimulé. Marine Le Pen est quant à elle mise en examen pour "détournement de fonds publics".