REPLAY. Retrouvez l'interview d'Emmanuel Macron, invité de l'émission politique "L'Evénement", sur France 2

Guerre en Ukraine, crise énergétique, Arménie, manifestations en Iran... Le président de la République s'est exprimé pendant une heure, mercredi soir, sur un monde en crise.

Ce qu'il faut savoir

Une heure d'interview sur France 2, consacrée aux crises internationales et à la place de la France dans le monde. Emmanuel Macron s'est prêté, mercredi 12 octobre, à un exercice inédit, dicté par l'emballement de la guerre en Ukraine et ses lourdes répercussions sur l'Europe et les Français. Le chef de l'Etat inaugure la nouvelle émission politique de France 2, "L'Evénement", sur fond de poursuite de l'offensive russe sur l'Ukraine et fermeture partielle des robinets de gaz vers l'Europe par Vladimir Poutine. Lors d'un second rendez-vous, mercredi 26 octobre, Emmanuel Macron répondra cette fois aux questions sur les grands enjeux de politique intérieure. 

>> Ce qu'il faut retenir de l'interview d'Emmanuel Macron sur France 2

Sur la guerre en Ukraine. Longuement interrogé sur le conflit, Emmanuel Macron a notamment annoncé que la France allait livrer "des radars, des systèmes et des missiles [anti-aériens] pour protéger [les Ukrainiens] des attaques, en particulier pour les protéger des attaques de drones". Le président a également répété que la France envisageait de livrer six canons Caesar supplémentaires à l'Ukraine. Sur le plan diplomatique, il a invité la Moscou et Kiev à se rasseoir à la table de négociations et a assuré qu'il entendait parler à Vladimir Poutine "à chaque fois que cela serait nécessaire"

Sur la pénurie de carburant. Questionné sur le mouvement de grève chez TotalEnergies et ExxonMobil qui affecte la livraison de carburant en France, le chef de l'Etat a déclaré qu'il prévoyait un retour à la normale "dans le courant de la semaine qui vient" et a demandé que la CGT "permette au pays de fonctionner". "J'ai une pensée pour l'ensemble de nos compatriotes qui font la queue au milieu de la nuit pour trouver de l'essence. Mais je le dis très clairement, si le dialogue social n'aboutit pas dans les prochaines heures, nous réquisitionnerons", a-t-il souligné.

Sur l'Arménie. S'agissant du confit entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan autour du sort du Haut-Karabakh, une enclave séparatiste peuplée d'Arméniens en Azerbaïdjan, Emmanuel Macron s'est positionné en assurant que le France ne "laisse pas tomber l'Arménie""L'Arménie est un pays avec lequel nous avons un lien unique (...). L'Azerbaïdjan a lancé plusieurs offensives le long de la frontière. Nous les avons condamnées. Nous ne lâcherons pas les Arméniens", a-t-il déclaré. 

Sur les manifestations en Iran. Interrogé sur les protestations en Iran consécutives à la mort de Mahsa Amini, vivement réprimées depuis près d'un mois par le régime, le chef de l'Etat a dit son "admiration pour ces femmes. La France condamne les répressions menées par le régime iranien."


  NosSources. V
oici les sources des cartes et infographies diffusées lors de l'interview. 

Cartes de la progression des troupes russes en Ukraine et des manifestations en Iran Institute for the Study of War
Carte du conflit entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan : Agence France-Presse
Carte des pays détenant l'arme nucléaire : FAS 2022
Carte des centrales à charbon en activité en Europe : Global Energy Monitor 

  Sur les autres sources mises en avant. Emmanuel Macron a souhaité s’appuyer, au cours de son interview, sur deux graphiques. Le premier, relatif aux prix du gaz en Europe corrélés aux décisions de fermeture d’alimentation par la Russie, émane de la commission européenne. Le second, relatif aux prix de l’électricité en Europe, a été publié par Le Parisien (article abonné) le 29 septembrer, et émane du comparateur Hello Watt.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #MACRON

23h12 : Comme avec la Russie de Vladimir Poutine, qu'il se refuse toujours à qualifier de "dictateur", Emmanuel Macron s'emploie une nouvelle fois à défendre une vision réaliste des relations diplomatiques, qui peut être critiquée par les peuples en révolte : "Qu'est-ce que c'est que la diplomatie ? C'est accepter de parler avec des gens qui ne partagent pas vos valeurs, qui ne partagent pas vos principes, avec lesquels vous n'êtes pas d'accord, sinon on reste chez soi", défend-il.

23h18 : Quelle est la position de l'exécutif sur les manifestations des femmes en Iran, qui durent depuis maintenant près d'un mois ? "La France condamne les répressions aujourd'hui menées par le régime iranien et nous nous tenons aux côtés de ces femmes. C'est un peuple souverain qui se bat pour sa liberté", a jugé Emmanuel Macron. Dans le même temps, le chef de l'Etat n'a pas tout à fait coupé les ponts avec les dirigeants de la République islamique : en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, mi-septembre, il a serré la main du président Ebrahim Raïssi.



(LUDOVIC MARIN / AFP)

23h02 : Mercredi soir, cependant, aucun déblocage des raffineries n'avait été annoncé par les syndicats. Une grève interprofessionnelle est d'ailleurs prévue par la CGT "pour les salaires" et contre "les réquisitions" des dépôts de carburants, décrétées mardi par le gouvernement.

23h01 : Emmanuel Macron estime qu'un retour à la normale de l'approvisionnement des stations-service en carburant pourra être possible "dans le courant de la semaine qui vient". En cas de levée des "points de blocage", le directeur du raffinage Europe de TotalEnergies, s'exprimant sur BFMTV lundi, estimait effectivement qu'il faudrait compter "une grosse semaine" pour retrouver un rythme normal des livraisons en essence.

22h35 : Bonsoir franceinfo, quand on parle du retour à la normale dans le courant de la semaine qui vient, il s’agit de la semaine prochaine ?

22h40 : Guerre en Ukraine, pénurie de carburant, manifestations en Iran... Voici ce qu'il faut retenir de l'interview d'Emmanuel Macron dans "L'Evénement" sur France 2.

Emmanuel Macron sur le plateau de "L'Evénement" sur France 2, le 12 octobre 2022. (FRANCE 2)

(FRANCE 2)

22h19 : Le président de la République fait référence à un amendement au projet de budget 2023, déposé le 7 octobre, visant à instaurer une contribution exceptionnelle sur les surprofits des industries pétrolières. Cette contribution, à hauteur de 33%, touchera les entreprises dont le résultat dépassera de 20% la moyenne des quatre dernières années.

22h19 : Sur les superprofits, Emmanuel Macron déclare avoir mis en place non pas une "taxation", mais "une contribution" à partir "des profits faits par des acteurs du secteur dont les coûts de production n'ont rien à voir avec l'envolée des prix".

22h14 : La France semble effectivement mieux s'en sortir : le FMI prévoit une croissance en hausse de 0,7% l'an prochain. Mais elle n'est pas non plus à l'abri d'un risque de récession. La Banque de France n'exclut pas une "récession limitée et temporaire" de "deux ou trois trimestres de baisse du PIB aux alentours de l'hiver 2022-23". Cette projection reste toutefois "entourée d’incertitudes très larges".

22h13 : L'Allemagne table sur une récession de 0,4% en 2023. Ces prévisions confirment les estimations du Fonds monétaire international, qui prévoit que la première économie européenne basculera dans la récession en 2023 (-0,3%). Le FMI anticipe également un recul de l'économie italienne (-0,2%).

22h13 : En fin d'interview, Emmanuel Macron a estimé qu'en France, "nous résistons mieux que nos voisins face à la crise" économique, aggravée par la guerre en Ukraine. "Regardez les chiffres, la récession sera là chez beaucoup de nos voisins, nous, nous allons tenir l'année prochaine", assure-t-il. Pour vérifier, nous nous sommes plongés dans les projections.

22h03 : "L'événement aurait été qu'Emmanuel Macron prenne le parti des salariés et de l'intérêt général. On a bien compris qu'il débite les éléments de langage du patron du Total. Rien de neuf sous le soleil", a tweeté de son coté le député du PCF Fabien Roussel.

22h02 : Jean-Luc Mélenchon a réagi à l'interview d'Emmanuel Macron sur France 2. "Il est temps de réquisitionner la direction de Total. Elle porte toute la responsabilité du blocage", a tweeté le chef de file en retrait des Insoumis.

22h16 : Le 5 octobre, la présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen, s'est dite "prête à discuter d'un plafonnement du prix du gaz utilisé pour produire de l'électricité". Ce qui constituerait "une première étape vers une réforme structurelle du marché de l'électricité" européen. Mais les débats pour aboutir à un changement profond s'annoncent longs.

21h58 : A l'heure actuelle, sur le marché européen de l'électricité, c'est le prix de revient de la dernière source de production mobilisée pour équilibrer l'offre et la demande, généralement les centrales au gaz, qui détermine le prix imposé à tous les opérateurs. En ce moment, il s'agit des centrales à gaz, très sollicitées pour compenser les arrêts de nos réacteurs. Résultat : l'électricité est payée à un prix gonflé par la crise du gaz. Un système critiqué par plusieurs pays européens, dont la France.

22h15 : En pleine crise énergétique, le chef de l'Etat a mentionné la réforme du marché européen de l'électricité qu'il défend. Emmanuel Macron assure avoir obtenu "un changement en profondeur du marché d'électricité, qui va nous permettre d'avoir plusieurs prix d'électricité et pour nous, Français, d'avoir un prix d'électricité qui ne dépendra plus du prix du gaz".

21h50 : "La France n'importe pas de gaz d'Azerbaïdjan", affirme le Chef de l'Etat. Des propos confirmés par le ministère de la Transition écologique qui déclare, sollicité par TF1, qu'"à sa connaissance" aucune importation n'est réalisée d'Azerbaïdjan, le gaz livré fournissant "uniquement" "l’est de l'Europe, du fait de sa localisation géographique". Le pays ne figure pas dans la liste des fournisseurs de gaz du ministère. Avant la guerre en Ukraine, les importations françaises de gaz naturel provenaient à 36% de la Norvège, principal fournisseur de la France, devant la Russie (17%), l'Algérie (8%), les Pays-Bas (8%), le Nigeria (7%) et le Qatar (2%), selon des données de 2020 du ministère de la Transition écologique.

21h39 : La soirée continue sur France 2 avec un débat qui approfondira les sujets abordés par le chef de l'Etat. La chaîne franceinfo, sur le canal 27, propose aussi un débriefing et une analyse politique de l'interview présidentielle. Et tous nos journalistes sont actuellement à fond pour vous livrer des analyses et de nombreuses vérifications des faits.

21h27 : L'interview du président de la République touche à sa fin. "Nous avons des forces, nous avons un modèle social qui est là. Nous avons besoin d'être une grande force productive et industrielle. Je dis [aux Français], ne lâchons rien : c'est dur, je le sais, c'est souvent source d'anxiété, mais nous avons des forces", conclut le chef de l'Etat, qui a commencé à évoquer la réforme des retraites. Elle sera au programme de la seconde partie de l'entretien de France 2 avec le chef de l'Etat, le 26 octobre.

21h22 : Le chef de l'Etat a été interrogé sur le projet pétrolier de Total en Ouganda.

21h21 : A propos de la poignée de main du chef de l'Etat avec le président iranien Ebrahim Raïssi. "La diplomatie, c'est accepter de parler avec des gens qui ne partagent pas vos valeurs et vos principes. On ne fait pas le destin des peuples à leur place."

21h30 : Début septembre, Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique, a déclaré que grâce à la diversification des importations, la France n'était plus dépendante du gaz russe qu'à hauteur de 9%.

21h30 : "L'Europe a été trop dépendante du gaz, environ 40% de ce qu'on achetait venait de Russie, maintenant c'est 7,5%", affirme Emmanuel Macron. Les statistiques des exportations de Gazprom montrent en effet une baisse de moitié des livraisons à l'Europe au mois de juin, une diminution visible dans le débit des gazoducs.

21h22 : #IRAN "Je voudrais dire mon admiration pour ces femmes. La France condamne les répressions menées par le régime iranien."

21h17 : Le chef de l'Etat appelle les dirigeants syndicaux, et en premier lieu la CGT, "à la responsabilité" : "Que la CGT permette au pays de fonctionner", répond Emmanuel Macron, alors que la centrale dirigée par Philippe Martinez a annoncé ce soir le dépôt d'un référé contre les réquisitions chez ExxonMobil. Le président de la République a aussi justifié ces réquisitions, que le gouvernement a décidé d'enclencher aujourd'hui : "Il fallait le faire parce qu'on ne peut pas laisser le pays bloqué."

21h16 : "L'Arménie est un pays avec lequel nous avons un lien unique (...). L'Azerbaïdjan a lancé plusieurs offensives le long de la frontière. Nous les avons condamnées. Nous ne lâcherons pas les Arméniens."

21h14 : Le chef de l'Etat est maintenant interrogé sur le conflit en Arménie.

21h19 : Sur les centrales à charbon en Europe : "Dans notre Europe, si nous voulons réussir à gagner la bataille du climat, il faut qu'il n'y en ait quasiment plus en Europe [en 2050]."

21h12 : Le chef de l'Etat ne parle pas de "taxation" mais de "contribution" sur les superprofits. Voici l'extrait complet de France 2.

21h10 : "Nous ne faisons pas partie de cette guerre, nous ne sommes pas en guerre", a expliqué le chef de l'Etat, dans une allusion à son "Nous sommes en guerre" déclamé à la veille du premier confinement de mars 2020, au début de l'épidémie de Covid-19. Le chef de l'Etat en a profité pour redéfinir la position française dans ce conflit : "aider les Ukrainiens à résister" et "bâtir les conditions pour négocier le retour à la paix". Pour le président français, partisan d'une issue diplomatique à ce conflit, Vladimir Poutine doit "revenir autour de la table" des négociations. "C'est aux Ukrainiens de décider quand ils veulent revenir" autour de cette table, car "négocier, ça ne veut pas dire renoncer", a-t-il insisté.

21h14 : A propos du parc nucléaire français, "nous sommes à 30 réacteurs sur 56 qui fonctionnent. Nous allons passer dans les prochaines semaines à environ 40. L'objectif est de passer à 45 en janvier. Cet objectif, tout indique que nous le tiendrons."

21h08 : Lors de leurs premières réunions, les dirigeants ont abordé les enjeux énergétiques, climatiques, de paix et de sécurité. La réunion de Prague aura aussi permis un rapprochement entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie, en conflit ouvert depuis des années. Pour la suite, la France espère une réunion au printemps 2023 avec l'annonce, à Prague, du nom du prochain pays hôte, qui ne serait pas membre de l'UE.

21h08 : Cette toute nouvelle Communauté politique européenne, qui a tenu sa première réunion le 6 octobre à Prague, compte 44 pays. Ce rassemblement est donc plus large que l'Union européenne, puisque 17 pays sont invités en plus des 27 membres du bloc : le Royaume-Uni, la Turquie, les six pays des Balkans occidentaux, la Suisse, la Norvège, l'Islande, le Liechtenstein, l'Ukraine, la Géorgie, la Moldavie, l'Arménie et l'Azerbaïdjan.



21h07 : Face aux conséquences de la guerre en Ukraine, Emmanuel Macron estime qu'une "approche européenne" est nécessaire. "C'est d'ailleurs pour cela que j'ai voulu cette Communauté politique européenne que j'avais proposée au printemps dernier, que nous avons réuni à Prague", a-t-il déclaré. Mais quelle est cette instance ?

21h07 : Voici l'extrait complet à propos de la pénurie de carburant et du mouvement de grève initié par certains syndicats.

21h06 : "Je suis pour le dialogue social, jamais pour le blocage. J'ai une pensée pour l'ensemble de nos compatriotes qui font la queue au milieu de la nuit pour trouver de l'essence. Mais je le dis très clairement, si le dialogue social n'aboutit pas dans les prochaines heures, nous réquisitionnerons (...). Que la CGT permette au pays de fonctionner."

21h03 : "Au moment où nous avons la guerre, chacun doit être à sa place et prendre toutes ses responsabilités. Il y a un dialogue social, et ce dialogue social doit vivre."

21h01 : "Je souhaite un appel à la responsabilité (...). La Première ministre a pris une décision de réquisition. Il fallait le faire, on ne peut pas laisser le pays bloqué car quelques personnes veulent aller plus loin."


21h00 : #CARBURANT Le chef de l'Etat est maintenant interrogé sur la pénurie. Le retour à la normale "sera dans le courant de la semaine qui vient", annonce-t-il.

20h56 : Le chef de l'Etat a dévoilé il y a quelques minutes le contenu de la discussion téléphonique qu'il a eue avec Vladimir Poutine sur le nucléaire. Voici l'extrait complet.

20h57 : "L'Europe a besoin d'un sursaut d'indépendance. L'Europe a été trop dépendante du gaz russe. Environ 40% du gaz qu'on achetait venait de Russie, aujourd'hui c'est 7,5%. (...). La Russie a fait du gaz un instrument de guerre."

20h52 : "Nous avons pris des sanctions ciblées, mais pas contre le peuple russe. C'est en train de marcher : la Russie est profondément déstabilisée."

20h59 : "Il y aura un moment où il faudra le faire [négocier avec la Russie]. Mais négocier, cela ne veut pas dire renoncer, mais nous devons tout faire pour que la paix revienne."

20h49 : A quoi sont dues les fuites observées sur les gazoducs Nord Stream ? "Les pays touchés ont eux-mêmes été très prudents", explique Emmanuel Macron sur France 2, refusant de parler de "sabotage". Les premières inspections suédoises, dévoilées la semaine dernière, "renforcent" pourtant "les soupçons de sabotage".


20h50 : "Cette question de l'intégralité territoriale, qu'il s'agisse du Donbass ou de l'Ukraine, c'est d'abord aux Ukrainiens d'en décider, ce n'est pas à la France ou qui que ce soit d'autre. Et ce n'est pas parce qu'on livre des armes qu'on peut décider pour eux. Par contre, la stabilité de notre continent, c'est notre affaire à tous."

20h59 : Pour savoir si les exactions commises répondent à la définition du crime de guerre, il faut enquêter et collecter des preuves. C'est l'une des missions de la Cour pénale internationale (CPI), qui a ouvert une enquête en mars.

20h58 : Les attaques contre les civils sont considérées en droit international comme des crimes de guerre. "Toutes les attaques indiscriminées contre les populations civiles, qui doivent être protégées, sont des crimes de guerre", comme l'explique à franceinfo l'avocate Clémence Bectarte. "Les biens civils, comme les écoles ou les hôpitaux, ne devraient pas faire l'objet d'attaques ou de bombardements", ajoute-t-elle

20h49 : La notion de "crime de guerre" est notamment encadrée par les Conventions de Genève de 1949. Ces textes fixent les limites à respecter en temps de guerre pour la protection des civils, du personnel sanitaire, des blessés, des prisonniers de guerre… Même si Moscou ne parle pas de guerre mais "d'opération militaire spéciale" les règles de la guerre s'appliquent bien en Ukraine, car il s'agit d'un conflit armé international.

20h49 : Après les frappes qui ont touché l'Ukraine ces derniers jours, Emmanuel Macron évoque à nouveau des "crimes de guerre". Depuis le début de l'offensive russe, ce terme est régulièrement employé. Mais que recouvre cette notion ?

20h45 : "Quand on est en responsabilité et qu'on essaie de faire revenir la paix, on doit parler, et on doit parler aux protagonistes. A chaque fois que cela sera nécessaire, je parlerai à Vladimir Poutine, et à un moment donné, j'espère le plus tôt possible, il faudra que toutes les parties prenantes reviennent à la table des discussions. Il y aura une discussion de paix avec l'Ukraine et la Russie."