Bruno Gollnisch qualifie un responsable PS de "Français de relativement fraîche date"

Sur son blog, le député européen s'en prend à Eduardo Rihan-Cypel, qui lui fait "penser à ces gens que vous invitez chez vous et qui, une fois qu'ils y ont pris pied, veulent y faire venir un petit peu tout le monde".

Bruno Gollnisch, le 1er mai 2012, à Paris.
Bruno Gollnisch, le 1er mai 2012, à Paris. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Nouveau dérapage de Bruno Gollnisch. Le député européen du Front national, coutumier des éclats, a violemment critiqué vendredi 2 août dans une vidéo mise en ligne sur son blog le porte-parole du Parti socialiste, Eduardo Rihan Cypel. 

Lancé dans une analyse de l'affaire Clément Méric, le responsable frontiste revient sur une émission de LCP à laquelle participait le porte-parole socialiste. Et il s'attarde longuement sur le parcours de ce dernier, dont il écorche le nom. "Cet Eduardo Rihan Cypel est un Français de relativement fraîche date qui a été naturalisé alors qu'il vient du Brésil", explique Gollnisch.

La France "vous a financé vos cours de Français"

"J'aime bien la Lusitanie, la civilisation Lusitano-brésilienne, poursuit-il, en lançant quelques mots de Portugais. Il me fait penser à ces gens que vous invitez chez vous et qui, une fois qu'ils y ont pris pied, veulent y faire venir un petit peu tout le monde (...) Et si jamais vous émettez la moindre objection, ils s'indignent de votre avarice et de votre manque de générosité".

"Non, la France n'est pas un pays raciste, la preuve, elle vous a accueilli, elle a financé des cours pour que vous puissiez apprendre le français", poursuit Bruno Gollnisch. "Ne vous croyez pas autorisé à stigmatiser ceux qui trouvent quand même qu'il y a un peu trop de nomades qui viennent en France", ceux qui "se plaignent de se retrouver chaque jour étrangers dans leur propre pays", conclut-il.

Le PS dénonce des propos "insupportables"

 
Soigneusement calculée (le nom de Rihan Cypel est l'un des mots clés choisis pour cette vidéo), l'attaque n'a pas manqué de faire réagir le député et son parti.

Le premier secrétaire du PS, Harlem Désir, s'est fendu d'un communiqué où il dénonce des "propos ad hominem, qui visent l'origine d'un responsable politique et d'un parlementaire français, sont insupportables et s'inscrivent dans la plus ignoble tradition de l'extrême droite française".

Des critiques qui ont ravi le député européen frontiste. Pas peu fier de son coup, il s'est félicité sur Twitter des réactions indignées du Parti socialiste.