Présidentielle : à Aubervilliers, Anne Hidalgo se montre déterminée à poursuivre sa campagne

Anne Hidalgo était en meeting à Aubervilliers samedi après-midi. La candidate socialiste a refusé la résignation malgré les sondages et a dénoncé ceux qui rêvent d'une "élection sans les socialistes".

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Radio France
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Anne Hidalgo, candidate socialiste à l'élection présidentielle de 2022, prononce un discours lors d'un meeting à Aubervilliers, le 22 janvier 2022. (THOMAS SAMSON / AFP)

La maire de Paris tout sourire, malgré les récents sondages qui la créditent de 3 à 4% des voix au premier tour. Mais Anne Hidalgo assure que rien n'est joué dans cette présidentielle. "Honneur à vous parce qu'une incroyable coalition s'est nouée pour déclarer cette élection jouée d'avance, lance-t-elle devant les militants. Ils se sont tous mis pour nous écarter, nous éliminer, nous déclarer illégitime et siffler la fin du match avant même le coup d'envoi."

Dans le viseur de la candidate socialiste, ce qu'elle appelle "les conservateurs de tout poil" et "les populistes de tout plumage", mais pas seulement : "À ce chœur vindicatif des conservateurs se sont jointes les voix d'une partie de la gauche qui prétend combattre la droite, mais qui rêve surtout de la disparition de la social-démocratie. Au profit de quoi ? D'une radicalité incantatoire qui enfermerait, au nom de je ne sais quelle pureté, la gauche dans une opposition minoritaire et permanente, tout simplement parce qu'elle refuse de gouverner ?"

"Dans vos rêves"

Cette gauche qui "rêve de voir disparaître la social-démocratie", une accusation déjà formulée contre La France insoumise, même si Anne Hidalgo aujourd'hui ne cite pas le parti de Jean-Luc Mélenchon. Elle pointe en revanche les écologistes.

"Sans la participation des Verts, la primaire de la gauche a perdu tout son sens, alors la page est tournée. Je défendrai notre projet et les Françaises et les Français trancheront."

Anne Hidalgo

meeting d'Aubervilliers

Anne Hidalgo pugnace, donc, et qui prévient qu'elle n'abandonnera pas la course à la présidentielle : "On voudrait que je me résigne, que nous nous résignons, devant la difficulté. Alors, à tous ces prophètes de malheur, je leur dis, mais dans vos rêves." La candidate socialiste, distancée, mais qui avait déjà annoncé vendredi sur franceinfo qu'elle ne tiendrait aucun compte du résultat de la primaire populaire, tout comme Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot. Résultats attendus dans huit jours.

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