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Jérôme Cahuzac va être réentendu par la commission d'enquête parlementaire

L'ancien ministre est convoqué la semaine prochaine à l'Assemblée nationale.

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France Télévisions
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L'ancien ministre du Budget Jérôme Cahuzac, le 26 juin 2013 à l'Assemblée nationale. (MIGUEL MEDINA / AFP)

Et de deux pour Jérôme Cahuzac. L'ancien ministre du Budget passera un nouvel interrogatoire devant la commission d'enquête parlementaire créée à la suite de sa démission sur fond de fraude fiscale, a annoncé, mercredi 17 juillet, le rapporteur PS de cette commission, Alain Claeys. Jérôme Cahuzac sera entendu dès la semaine prochaine. L'ancien ministre, mis en examen le 2 avril pour "blanchiment de fraude fiscale", a déjà été auditionné par la commission d'enquête le 26 juin.

Au cœur des interrogations de la commission, une réunion du 16 janvier évoquée mardi par l'ancien ministre de tutelle de Jérôme Cahuzac, Pierre Moscovici. Lors de ce rendez-vous, ce dernier avait informé François Hollande et Jean-Marc Ayrault de la possibilité d'utiliser la procédure d'entraide administrative avec la Suisse. Une réunion qui s'est tenue en présence de Jérôme Cahuzac, a reconnu le ministre de l'Economie.

Les députés souhaitent donc savoir ce que le président de la République et le Premier ministre savaient ou non du blanchiment de fraude fiscale présumé de Jérôme Cahuzac, avant que celui-ci décide de démissionner et de passer aux aveux.

Hollande savait-il dès décembre ?

Pour Charles de Courson, président (UDI) de la commission d'enquête parlementaire, il n'y a aucun doute. "Celui qui a été le mieux informé, en réalité, c'est François Hollande. Il a été averti le 18 décembre par Edwy Plenel, l'un de ses vieux amis, qui est resté deux heures dans son bureau", déclare-t-il dans un entretien au Figaro à paraître jeudi. Il a également affirmé, mercredi sur France 2, détenir "les preuves" que François Hollande était "parfaitement informé" que Jérôme Cahuzac détenait un compte en Suisse.

France 2

Le rapporteur PS de la commission, Alain Claeys, est plus prudent. "Aucun élément en possession de la commission ne peut justifier une telle affirmation", a-t-il rétorqué. "Sans préjuger des conclusions de notre commission d'enquête, on peut dire dès à présent qu'aucune intervention des services de l'Etat n'est venue entraver l'action de la justice", affirme-t-il.

L'audition de Jean-Marc Ayrault, réclamée par des députés UMP, a été écartée. Et L'Express rappelle qu'il sera impossible d'entendre François Hollande en raison de la séparation des pouvoirs.

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