VIDEO. Cahuzac : Hollande était "parfaitement informé", selon de Courson

Le président de la commission d'enquête parlementaire sur la gestion par le gouvernement de l'affaire Cahuzac affirme en détenir "les preuves". 

France 2

Charles de Courson, président (UDI) de la commission d'enquête parlementaire sur la gestion par le gouvernement de l'affaire Cahuzac, a affirmé mercredi 17 juillet détenir "les preuves" que François Hollande était "parfaitement informé" que Jérôme Cahuzac détenait un compte en Suisse.

Selon lui, l'ex-maire RPR de Villeneuve-sur-Lot, Michel Gonelle, qui avait en sa possession l'enregistrement dans lequel Jérôme Cahuzac évoque ce compte, "a informé le directeur adjoint du cabinet du président le 15 décembre, qui est immédiatement allé voir le secrétaire général de l'Elysée, et tous les deux, ils sont allés voir le président dans son bureau".

"Donc [François Hollande] le sait le 15" décembre, conclut Charles de Courson. "Le 18, Edwy Plenel informe l'Elysée qu'ils ont toutes les preuves", a-t-il ajouté, rappelant que le journaliste, directeur du site d'information Mediapart, "est un ami personnel du président, ils ont même écrit un bouquin ensemble". De fait, a-t-il encore précisé, "je dis que le président, entre le 4 et le 18 décembre, a l'ensemble des informations lui permettant de se rendre compte que des preuves graves, selon lesquelles Jérôme Cahuzac détenait un compte en Suisse, existent".

Pourquoi François Hollande n'a-t-il pas alors remercié Cahuzac, qui n'a été contraint à la démission que le 19 mars ? "Certains prétendent qu'il a été tenté de faire cela, mais nous ne pouvons pas auditionner le président de la République, en application du principe de séparation des pouvoirs", a-t-il indiqué, n'excluant pas cependant une audition du Premier ministre

Charles de Courson, le 28 mai 2013.
Charles de Courson, le 28 mai 2013. (MAXPPP)