Affaire Karachi : Edouard Balladur relaxé, François Léotard condamné à deux ans de prison avec sursis

François Léotard a exprimé sé "honte pour la justice française", et annoncé, dans un communiqué, qu'il ira en Cour de cassation.

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France Télévisions
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L'ancien Premier ministre Edouard Balladur, à la Cour de justice de la République à Paris, le 27 janvier 2021.  (THOMAS COEX / AFP)

L'ancien Premier ministre Edouard Balladur a été relaxé, jeudi 4 mars, par la Cour de justice de la République, qui le jugeait pour des soupçons de financement occulte de sa campagne présidentielle malheureuse de 1995, l'un des volets de l'affaire Karachi. Son ancien ministre de la Défense François Léotard a quant à lui été condamné à deux ans d'emprisonnement avec sursis et 100 000 euros d'amende pour "complicité" d'abus de biens sociaux. Tous deux étaient absents au délibéré.

"Je prends acte avec satisfaction de la décision de la Cour de justice de la République qui reconnaît enfin mon innocence", après "un quart de siècle de calomnies", a réagi Edouard Balladur, dans un communiqué. François Léotard, de son côté, a exprimé sa "honte pour la justice française", et annoncé, dans un communiqué, qu'il ira en Cour de cassation.

Campagne électorale de 1995

L'accusation avait requis le 2 février un an de prison avec sursis et 50 000 euros d'amende à l'encontre de l'ancien Premier ministre, jugé à 91 ans pour "complicité" et "recel" d'abus de biens sociaux. Une peine de deux ans de prison avec sursis et 100 000 euros d'amende avait été demandée contre François Léotard, 78 ans, poursuivi lui pour "complicité".

La CJR, juridiction controversée, est la seule habilitée à juger des membres du gouvernement pour des infractions commises dans l'exercice de leurs fonctions. Dans ce dossier vieux d'un quart de siècle, il était reproché à l'ex-Premier ministre d'avoir en partie financé sa campagne électorale de 1995 via des rétrocommissions illégales versées en marge d'importants contrats d'armement.

 

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