Politique : les sept ministres les plus éphémères

Après la démission de Bruno Le Roux de son poste de ministre de l'Intérieur, quels sont les sept ministres les plus éphémères ?

FRANCEINFO

Pour ne rester que quelques mois dans un gouvernement, il n'y a pas besoin d'être un second couteau de la politique. Prenez par exemple Alain Juppé. En 2007, il est nommé à l'écologie numéro deux du gouvernement de François Fillon, mais sa défaite dans la foulée aux législatives le conduira à la démission, après seulement 31 jours.

Alain Juppé n'est pas le meilleur d'entre eux, il n'est que septième du classement. Pour trouver un peu plus éphémère, il faut remonter à 1986. Michel Crépeau ne passera que 28 jours derrière son bureau de ministre de la Justice. Il aura cette phrase qui restera dans les anales de l'humour politique : "si je suis le seul ministre de la Justice à ne pas avoir commis d'erreur, c'est parce que je n'ai pas eu le temps".

Deux ministres à neuf jours

Les cinq premiers du classement se tiennent dans un mouchoir de poche : en 1967, Edgar Pisani rend son tablier de ministre du Logement, en désaccord avec la politique du Premier ministre qui souhaite gouverner par ordonnance. En 2004, c’est Philippe Briand qui préfère reprendre son activité professionnelle plutôt que de poursuivre sa carrière politique. Tous deux ne restent que 14 jours au gouvernement, un de plus, tout de même, que Jean-Jacques Servan-Schreiber, seulement 13 jours avant que Jacques Chirac ne le démissionne en 1974. La raison : une prise de position contre les essais nucléaires dans le Pacifique.

Thomas Thévenoud a démissionné après seulement 9 jours dans le gouvernement de Manuel Valls, en raison d'un problème de conformité avec le fisc. Mais ce record, ils sont deux à le détenir, avec Léon Scwartzenberg, éphémère ministre de la Santé en 1988, poussé vers la sortie pour avoir exprimé des positions personnelles pour le moins iconoclastes.

Bruno Le Roux, ministre de l\'Interieur, annonce sa démission, à la préfecture de Bobigny (Seine-Saint-Denis), le 21 mars 2017.
Bruno Le Roux, ministre de l'Interieur, annonce sa démission, à la préfecture de Bobigny (Seine-Saint-Denis), le 21 mars 2017. (YOAN VALAT / EPA)