Nouvelle demande de remise en liberté de Patrick Balkany : le maire de Levallois, encore hospitalisé, sera fixé le 27 janvier

La cour d'appel de Paris rendra sa décision la semaine prochaine, après avoir examiné mardi une quatrième demande de remise en liberté.

Le maire sortant Patrick Balkany arrive à la cour d\'appel de Paris le 22 mai 2019.
Le maire sortant Patrick Balkany arrive à la cour d'appel de Paris le 22 mai 2019. (- / AFP)

Patrick Balkany va-t-il pouvoir sortir de prison ? Le maire LR de Levallois-Perret, incarcéré depuis mi-septembre après sa condamnation pour "fraude fiscale", a déposé une quatrième demande de remise en liberté, mardi 21 janvier. La cour d'appel de Paris a examiné ce nouveau recours et annoncé qu'elle rendra sa décision lundi prochain. Cette demande concerne le volet "blanchiment", dans lequel Patrick Balkany a également été condamné. L'édile réclame également un aménagement de son contrôle judiciaire dans le cadre du volet "fraude fiscale".

Le maire sortant n'était pas présent à l'audience mardi en raison de son état de santé. À l'audience, son avocat a lu l'extrait d'un bulletin de santé, indiquant que l'homme politique connaissait une "altération de l'état général avec perte de 24 kg en quatre mois""C'est très grave, il a 71 ans et je suis sincèrement très inquiet pour lui. Ce n'est plus le même homme que vous avez vu il y a un mois", a ajouté son conseil.

"Risque de fuite"

Cet argument n'a pas eu d'effet sur le parquet général. "Il n'est pas établi à ce stade que son état est incompatible avec la détention", a indiqué le magistrat, évoquant un "risque de fuite" qui "grandit au fur et à mesure que les délibérés en appel approchent". "On l'a déjà vu dans l'actualité", a-t-il lâché, faisant référence sans la nommer à l'affaire Carlos Ghosn.

Sa compagne, Isabelle Balkany, a donné des nouvelles de son mari dans un post Facebook relayé sur Twitter et affirme qu'il a été transporté lundi de la prison de la Santé à l'hôpital Cochin. La première adjointe de Levallois, qui assure l'intérim à la tête de la municipalité jusqu'à la fin du mandat de Patrick Balkany, s'est aussi émue des conditions de détention de son époux hospitalisé, évoquant "trois policiers en permanence devant la porte de la chambre, à qui 'on' a donné des 'ordres' pour que notre fils et moi ne puissions pas rentrer... Nous n'avons pas obtempéré !", ajoute-t-elle.