Affaire des écoutes : "J’irai jusqu’au bout", réagit Nicolas Sarkozy, qui se pourvoit en cassation après sa condamnation en appel

La cour d'appel de Paris a confirmé mercredi la décision des juges de première instance, en condamnant l'ancien chef d'Etat à trois ans de prison, dont un an ferme, pour corruption et trafic d'influence.
Article rédigé par franceinfo
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L'ancien président Nicolas Sarkozy, lors du match de football de Ligue 1, au stade du Parc des Princes à Paris, le 13 mai 2023. (MATTHIEU MIRVILLE / MATTHIEU MIRVILLE / AFP)

"La vérité finira par triompher." Au lendemain de sa condamnation en appel à une peine de trois ans de prison, dont un an ferme, pour corruption et trafic d'influence dans l'affaire des écoutes, Nicolas Sarkozy s'est exprimé sur le sujet, jeudi 18 mai, dans une interview au Figaro.

 Après cette décision, qui confirme la peine fixée en première instance, ses avocats ont annoncé qu'il allait se pourvoir en cassation. "J'irai jusqu’au bout, car je répète : je n'ai rien fait de condamnable. Il n'est pas question que je baisse les yeux", a réagi l'ancien président de la République, jeudi.

Un dossier "factuellement faux" et "insensé"

L'ex-chef d'Etat continue de clamer son innocence et l'assure : "Je suis un combattant. La vérité finira par triompher. Et tous ceux qui se sont prêtés à ces manigances en rendront compte devant les Français comme devant les juridictions européennes." Nicolas Sarkozy martèle que "tout est factuellement faux, juridiquement illégal et moralement insensé". "Les principes de notre démocratie ont été foulés aux pieds", défend-il encore auprès du Figaro.

Il est le premier ancien président condamné à de la prison ferme, son ancien mentor Jacques Chirac s'étant vu infliger en 2011 deux ans de prison avec sursis dans le dossier des emplois fictifs de la ville de Paris. La cour d'appel de Paris n'ayant pas assorti sa décision d'une demande d'exécution provisoire de la peine, l'exécution de sa condamnation est suspendue durant l'examen de ce pourvoi.

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