VIDEO. Présidentielle américaine : la campagne résumée en trois minutes

En votant, mardi 8 novembre, les Américains mettent fin à une campagne parfois très violente, qui laisse le pays divisé. Retour sur ces mois de confrontation.

FRANCE 2

L'avenir des Etats-Unis est entre les mains des électeurs. Les Américains sont appelés à voter, mardi 8 novembre, pour choisir qui de la démocrate Hillary Clinton ou du républicain Donald Trump succédera au président Barack Obama à la Maison Blanche. Avec ce scrutin se conclut des mois de campagne parfois violents, marqués par de nombreux rebondissements.

New York a été le théâtre du premier coup de théâtre de cette élection présidentielle. Le milliardaire Donald Trump fait un pied de nez à l'establishment, le 16 juin 2016, et annonce sa candidature à domicile, dans son gratte-ciel de Manhattan. Jusque là, le magnat de l'immobilier est surtout connu pour ses femmes, son côté jet set et ses émissions de télé-réalité. Personne n'imagine alors que cet excentrique puisse avoir la moindre chance d'être élu. Il va pourtant bousculer tous les pronostics et éliminer plus d'une dizaine de candidats aux primaires républicaines dont le favori, Jeb Bush, qu'il ridiculise.

Deux programmes à l'opposé

Au même moment, Hillary Clinton se lance aussi, mais pour un duel face à une curiosité au pays de l'oncle Sam, un socialiste. L'ancienne secrétaire d'Etat ne le sait pas encore, mais les propositions du sénateur Bernie Sanders trouvent un écho dans l'opinion. Elle va devoir en tenir compte dans l'élaboration de son programme, dans lequel elle met un coup de barre à gauche.

A l'extrême opposé, Donald Trump joue sur les peurs, se positionne sur un discours de rejet et accuse les Hispaniques de voler les emploirs des Américains et d'importer le crime aux Etats-Unis. Cette rhétorique de haine le fait grimper dans les sondages. Une partie de l'Amérique se rend compte avec stupeur qu'il y a une place pour ce discours. Le milliardaire n'en à que faire des critiques : il sait qu'il est le phénomène de la campagne.

Tensions, scandales, accusations...

Lors de la convention républicaine, en juillet 2016, il est finalement investi, malgré les tensions suscitées par sa candidature au sein du parti. Dans l'autre camp, Hillary Clinton s'offre une image forte à la convention démocrate : celle d'une passation de pouvoirs avant l'heure. Barack Obama vient l'apporter son soutien sur scène.

Cela n'empêche pas la démocrate de flancher, dans la dernière ligne droite de la campagne. Elle flanche, fait un malaise lors des cérémonies du 11-Septembre, et est rattrapée par l'affaire de ses courriels. Mais Donald Trump affiche lui aussi ses limites, accusé d'agressions sexuelles par plusieurs femmes. Les sondages le donnent aujourd'hui perdant, mais seul le verdict des urnes comptera.

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Hillary Clinton à Tempe (Arizona, Etats-Unis), le 2 novembre 2016. Donald Trump à Warren (Michigan, Etats-Unis), le 31 octobre 2016.
Hillary Clinton à Tempe (Arizona, Etats-Unis), le 2 novembre 2016. Donald Trump à Warren (Michigan, Etats-Unis), le 31 octobre 2016. (JEWEL SAMAD / AFP)