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Les trois rendez-vous à suivre lors du voyage d'Emmanuel Macron aux États-Unis

Le président français entame lundi une visite d'Etat de trois jours sur le sol américain. Donald Trump, contesté notamment pour ses choix sur le climat, lui déroule le tapis rouge, signe de l'entente entre les deux hommes.

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Emmanuel Macron et Donald Trump, à New York (Etats-Unis), le 18 septembre 2017, à l'occasion de la 72e assemblée générale de l'ONU. (LUDOVIC MARIN / AFP)

L'apparente lune de miel continue. Donald Trump déroule le tapis rouge à Emmanuel Macron : le président français se rend, lundi 23 avril, aux États-Unis, où il est convié pour une visite d'Etat de trois jours. Les deux chefs d'Etats se sont déjà rencontrés à plusieurs reprises, notamment lors de la visite du président américain en France pour le défilé du 14-Juillet.

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Cette fois-ci, Emmanuel Macron offrira à son homologue une "bouture d'un chêne du nord de la France" qui, espère-t-il, sera planté sur le terrain de la Maison Blanche pour "symboliser la ténacité de cette amitié". Le président français l'a annoncé lors d'une interview à la chaîne Fox News, qui sera diffusée dimanche outre-Atlantique, à la veille de son départ. En attendant le décollage pour Washington, voici les moments forts à venir de ce voyage présidentiel.

Lundi, un dîner privé dans la maison de George Washington

La résidence du premier président des Etats-Unis, George Washington, à Mount Vernon, en Virginie (Etats-Unis), le 18 avril 2018. (SAUL LOEB / AFP)

Pour accueillir Emmanuel Macron lors de sa visite d'Etat, Donald Trump a choisi la demeure du premier président américain, George Washington, à Mount Vernon, en Virginie. Les deux chefs d'Etat y dîneront accompagnés de leurs compagnes, comme ils l'avaient fait en haut de la tour Eiffel lors de la visite du président américain en France.

La demeure de George Washington est un lieu symbolique de la relation franco-américaine. La clé de la prison de la Bastille est accrochée à l'intérieur. Imposant et en métal noir, le cadeau a été envoyé par le héros français de l'indépendance américaine, le marquis de La Fayette, à George Washington, "au nom du peuple français", peu de temps après le début de la Révolution.

Le président Emmanuel Macron n'est pas le premier à s'y rendre. Avant lui, Valéry Giscard d'Estaing et Nicolas Sarkozy ont été reçus par les présidents Gerald Ford et George W. Bush. Georges Clemenceau, Aristide Briand, le maréchal Joffre, le maréchal Pétain et le Général de Gaulle se sont aussi rendus à Mount Vernon.

Mardi, la rencontre à la Maison Blanche

Le deuxième jour de la visite d'Emmanuel Macron sera marqué par son entretien avec le président américain, à la Maison Blanche cette fois-ci. L'ambiance devrait y être plus studieuse qu'en Virginie. Même si les deux hommes s'entendent bien, les sujets de discorde sont nombreux.

A propos de l'accord sur le nucléaire iranien, par exemple. Le républicain a donné jusqu'au 12 mai aux signataires européens – la France, le Royaume-Uni, et l'Allemagne – pour durcir le texte, faute de quoi il menace de rétablir les sanctions contre l'Iran. De son côté, le président français est attaché à cet accord mais reconnaît ne "pas s'attendre à une percée diplomatique" lors de la visite.

Sur le dossier syrien, le président français s'est vanté dimanche d'avoir "convaincu" le président américain de "rester dans la durée" en Syrie. Une information démentie par la Maison Blanche, dimanche. Pour les États-Unis, les forces américaines doivent rentrer à la maison "le plus vite possible".

Quant à l'accord de Paris sur le climat, qu'Emmanuel Macron espérait encore cet automne convaincre Donald Trump de le réintégrer : il semble relégué au second plan.

Mercredi, un discours devant le Congrès

Le président français Nicolas Sarkozy tient un discours devant le parlement américain réuni en Congrès, au Capitole à Washington (Etats-Unis), le 7 novembre 2007. (ERIC FEFERBERG / AFP)

L'allocution devant le Congrès américain, mercredi, devrait durer une trentaine de minutes. Elle est devenue une tradition pour les présidents français de la Ve République. À l'exception de François Hollande, ils se sont tous exprimés devant les élus des deux chambres, au Capitole, à Washington. Plus de 40 ans après Valéry Giscard d'Estaing, Emmanuel Macron devrait, selon son entourage, lui aussi opter pour l'anglais et adresser un message "d'amitié et de respect" à la nation américaine.

"Il s'agit d'une occasion spéciale pour approfondir la relation historique entre nos pays, assurait Paul Ryan, le président de la Chambre des représentants, au moment de l'annonce de la venue du président français, en mars. Et réaffirmer notre engagement à vaincre le terrorisme dans nos pays et dans le monde. J'ai hâte d'accueillir le président Macron au Capitole lors d'une session conjointe du Congrès."

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