Les Etats-Unis, principaux donateurs, ne financeront plus l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens

Washington avait déjà réduit drastiquement la somme versée à l'UNRWA, de 350 millions de dollars en 2017 à 60 millions en janvier 2018.

Des employés de l\'UNRWA protestent contre les suppressions de postes, devant les bureaux de l\'agence de l\'ONU, à Gaza le 31 juillet 2018.
Des employés de l'UNRWA protestent contre les suppressions de postes, devant les bureaux de l'agence de l'ONU, à Gaza le 31 juillet 2018. (SAID KHATIB / AFP)

Washington met sa menace à exécution. L'administration américainene financera plus l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA). "Lorsque nous avons fait une contribution américaine de 60 millions de dollars en janvier, nous avions dit clairement que les Etats-Unis n'avaient pas l'intention de supporter la part très disproportionnée du fardeau des coûts de l'UNRWA, que nous avions pris en charge pendant de nombreuses années", a rappelé la porte-parole du département d'Etat, Heather Nauert, dans un communiqué, vendredi 31 août.

Washington pointe un système "pas viable"

Cette dernière contribution de 60 millions de dollars était déjà drastiquement en-deçà des versements passés des Etats-Unis, principal pays donateur de l'UNRWA, qui avaient encore fourni 350 millions de dollars en 2017. "Les Etats-Unis ne vont plus promettre de financements supplémentaires pour cette opération irrémédiablement biaisée", a insisté Heather Nauert. Elle accuse l'agence d'augmenter "sans fin et de manière exponentielle" le nombre de Palestiniens éligibles au statut de réfugié. "Ce n'est simplement pas viable".

Washington assure toutefois vouloir "intensifier le dialogue avec les Nations unies" pour trouver "de nouveaux modèles et de nouvelles approches, qui peuvent inclure une aide bilatérale directe des Etats-Unis et d'autres partenaires". Cette annonce intervient une semaine après la décision américaine d'annuler plus de 200 millions de dollars d'aide bilatérale aux Palestiniens. Un retrait qui a déjà des conséquences sur les écoles des camps de réfugiés.