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Les Etats-Unis retiennent un versement destiné à l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens

Les Etats-Unis refusent de verser, jusqu'à nouvel ordre, une partie de leur contribution volontaire à l'UNRWA.

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L'assemblée générale de l'ONU est réunie à New-York, aux Etats-Unis, le 21 décembre 2017. (EDUARDO MUNOZ ALVAREZ / AFP)

Les Etats-Unis refusent de verser une partie de leur contribution volontaire à l'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), a déclaré un responsable du département d'Etat, mardi 16 janvier. "Il faut revoir en profondeur la manière dont l'UNRWA fonctionne et son financement", a estimé ce responsable, demandant à d'autres pays de contribuer davantage.

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres avait fait part mardi, avant l'annonce de la décision américaine concernant l'UNRWA, de sa "grande inquiétude". Il avait estimé que la fin des financements américains provoquerait "un problème très très important". "L'UNRWA n'est pas une institution palestinienne" mais "une institution de l'ONU" et elle "fournit des services vitaux" aux réfugiés, a-t-il insisté, exhortant Washington à confirmer sa contribution.

Seule la moitié de l'envoppe promise a été versée

Les Etats-Unis ont bien envoyé 60 millions de dollars pour que l'agence puisse continuer d'opérer. "Sans cet argent", destiné notamment à payer les salaires dans les écoles et le système de santé en Jordanie, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, "les opérations de l'UNRWA étaient menacées", a expliqué le responsable du département d'Etat. Plus de la moitié de l'enveloppe totale, soit 65 millions de dollars, "vont être retenus" jusqu'à nouvel ordre, a-t-il toutefois ajouté.

Ce responsable a rappelé que les Etats-Unis étaient depuis "des décennies" le plus gros donateur de cette agence, dont les financements provenaient ces dernières années à 30% de Washington. "Comme pour l'ONU en général, il ne faut pas demander aux Etats-Unis de contribuer de manière disproportionnée, a-t-il insisté. Il est temps de changer."

Donald Trump avait décidé en décembre de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël, provoquant la réprobation de la communauté internationale et la colère des Palestiniens. Il avait ensuite menacé, début janvier, de couper l'aide financière américaine à ces derniers s'ils refusaient de discuter avec Washington d'une solution pacifique au conflit.

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