Iran : tensions dans le détroit d’Ormuz

L’Iran a saisi un pétrolier britannique avec ses 23 membres d’équipage à bord. Objectif, faire pression sur les pays européens et les États-Unis pour qu’ils reviennent à la table des négociations sur le dossier du nucléaire.

France 3

C’est le pétrolier de la discorde. Le Stena Impero, 183 mètres de long battant pavillon britannique. Pris en chasse vendredi 19 juillet dans le détroit d’Ormuz par les garde-côtes iraniens, le navire aurait, selon Téhéran, enfreint le code maritime international. Il ne se serait pas arrêté après être entré en collision avec un bateau de pêche. Le pétrolier est désormais immobilisé dans le port iranien de Bandar Abbas avec ses 23 hommes d’équipage à bord. Le détroit d’Ormuz est un couloir maritime stratégique de 63 kilomètres sur 40 par lequel transite près de 30% du pétrole brut mondial.

"Un enjeu essentiel pour l’occident"

"C’est un enjeu essentiel pour l’occident et même pour le reste du monde. L’Iran menace de bloquer le détroit et d’asphyxier économiquement le reste du monde", explique Pascal Boniface, directeur de l’IRIS. Depuis deux mois, le détroit d’Ormuz fait l’objet de tensions entre Washington et Téhéran. Donald Trump a condamné la saisie du bateau de son allier britannique sans oublier de souffler sur les braises. Un bras de fer est désormais engagé. 

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   (JAN VERHOOG / MARINETRAFFIC.COM)