Etats-Unis : qui est Moncef Slaoui, le « monsieur vaccin » de Donald Trump ?

C’est le monsieur vaccin de Donald Trump. Moncef Slaoui, appelé durant la campagne présidentielle, dispose de moyens humains et financiers colossaux pour trouver un vaccin efficace contre le Covid-19. 

"Nous serons capables de livrer plusieurs centaines de millions de doses d’ici la fin 2020", avant-il assuré durant la campagne de Donald Trump. Moncef Slaoui est un chercheur en immunologie mondialement respecté. Après 30 ans de carrière dans l’industrie pharmaceutique, il affiche un bilan remarquable avec 14 vaccins à son actif et un centre de recherches à son nom. C'est Donald Trump qui l’a appelé durant sa campagne électorale, pour lui confier une mission bien précise. Son défi ? Trouver un vaccin au plus vite, dans des Etats-Unis sévèrement frappés par l’épidémie avec neuf millions de malades et 230 000 morts. 

Opération Warp Speed 

Le pays veut être le premier à se doter du vaccin. Alors il a lancé l’opération Warp Speed, "un truc de Star Trek", comme le commente Moncef Slaoui, et qui décrit une vitesse plus rapide que celle de la lumière. Il a reçu pour y parvenir dix milliards de dollars et la logistique de l’armée américaine. Le chercheur a eu la lourde responsabilité de sélectionner les six candidats vaccins les plus prometteurs. Les milliards de Warp Speed sont en majorité injectés dans la production des doses : les vaccins ne sont pas encore autorisés, mais déjà fabriqués dans 25 usines des Etats-Unis. Au total, deux ou trois millions de doses sont déjà disponibles et les premiers laboratoires devraient annoncer leurs résultats prochainement. 

Sur cette photo transmise par le Fonds souverain russe (RDIF) et l\'institut de recherche Gamaleïa, un chercheur travaille dans un laboratoire de l\'institut Gamaleïa où le vaccin russe a été développé, à Moscou, le 6 août 2020.
Sur cette photo transmise par le Fonds souverain russe (RDIF) et l'institut de recherche Gamaleïa, un chercheur travaille dans un laboratoire de l'institut Gamaleïa où le vaccin russe a été développé, à Moscou, le 6 août 2020. (SPUTNIK / AFP)