Crash du Boeing : la colère monte en Iran

En Iran, la jeunesse a refusé de piétiner les drapeaux américains et israéliens et multiplie les rassemblements. La colère monte depuis le crash du Boeing d'Ukraine International Airlines et les aveux des autorités.

Les manifestants ont dessiné l'arrière d'un avion avec le nom des 176 victimes et la presse iranienne se fait l'écho de titres accusateurs, même pour les journaux favorables au régime des mollahs : "Impardonnable", "La honte", comme un résumé de l'état d'esprit qui règne dans le pays. Des rassemblements ont été organisés dimanche 12 janvier à Téhéran, où les portraits du général Soleimani sont arrachés alors qu'il était célèbre encore la semaine dernière.

Mensonge d'État ?

La responsabilité dans le crash a libéré une vague d'indignation dans la population. "Les dénégations, la dissimulation de la vérité n'ont fait qu'accentuer la souffrance des familles", regrette une Iranienne. Trois jours pour reconnaître la responsabilité…, les autorités ont-elles menti ? Toute la classe politique est plongée dans l'embarras. En pleine crise diplomatique, Donald Trump a soutenu les manifestants en farsi. Une des plus grandes championnes du pays, Kimia Alizadeh, a annoncé fuir. Ele dénonce "l'hypocrisie, le mensonge et la corruption".

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Des Iraniens rassemblés en hommage aux victimes du crash du Boeing 737 d\'Ukraine Airlines, abattu par l\'armée iranienne, le 11 janvier 2020, à Téhéran (Iran).
Des Iraniens rassemblés en hommage aux victimes du crash du Boeing 737 d'Ukraine Airlines, abattu par l'armée iranienne, le 11 janvier 2020, à Téhéran (Iran). (MORTEZA NIKOUBAZL / NURPHOTO / AFP)