Assassinat de Qassem Soleimani : Donald Trump tape du poing sur la table

Au matin du vendredi 3 janvier, le puissant général iranien Qassem Soleimani a été tué lors d'un raid de l'armée américaine. Pour Donald Trump, certain que les Iraniens ne pourront pas riposter, cette décision est une façon de se montrer en position de force.

France 2

Ce n'était pas un secret, le général iranien Qassem Soleimani, l'un des hommes les plus puissants de la République islamique, était dans le viseur des États-Unis depuis de nombreuses années. Pour autant, le choix de Donald Trump de le faire tuer lors d'un raid le vendredi 3 janvier a beaucoup surpris. "Donald Trump disait depuis des mois qu'il ne voulait pas de guerre avec l'Iran, rappelle le journaliste Loïc de la Mornais, en direct de Washington. On lui avait reproché d'être trop faible en disant ça, alors il a voulu taper du poing sur la table en faisant le pari - ce n'est encore qu'un pari - que l'Iran ne pourrait pas mener des représailles massives".

3 500 militaires supplémentaires

Le rapport de force militaire entre les deux États est bien trop déséquilibré pour croire à un quelconque affrontement direct. "En revanche, on le sait, l'Iran est maître dans la guerre asymétrique. Ils peuvent frapper des intérêts américains dans la région, des civils, des soldats. Ils peuvent frapper des alliés des États-Unis, on pense bien évidemment à Israël, à l'Arabie Saoudite. Ça s'est vu dans le passé", reprend le journaliste. Et alors qu'il disait qu'il voulait en finir avec ces guerres au Moyen-Orient, le président américain vient d'annoncer l'envoi de 3 500 militaires supplémentaires.

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Le président américain, Donald Trump, le 18 décembre 2019 à Battle Creek (Etats-Unis).
Le président américain, Donald Trump, le 18 décembre 2019 à Battle Creek (Etats-Unis). (BRENDAN SMIALOWSKI / AFP)