COP22 : quand la Chine donne une leçon d'histoire au climatosceptique Donald Trump

Le vice-ministre des Affaires étrangères a tenu à rétablir la vérité sur le réchauffement climatique, que le président-élu américain qualifie de "canular". 

Un épais brouillard de pollution étouffe la ville de Rizhao, en Chine, le 15 mars 2016.
Un épais brouillard de pollution étouffe la ville de Rizhao, en Chine, le 15 mars 2016. (REUTERS)

Donald Trump ne s'en cache pas : il ne croit pas un mot au discours scientifique portant sur le changement climatique. Comme il l'a affirmé sur Twitter en 2012, pour lui, "le concept de réchauffement a été créé par et pour les Chinois afin de rendre l'industrie américaine moins compétitive". Mercredi 16 novembre, la Chine a donc tenu à donner une leçon d'histoire au prochain président américain, à l'occasion de la COP22, la conférence climat qui se déroule à Marrakech (Maroc).

Cité par le site Bloomberg (en anglais), le vice-ministre chinois des Affaires étrangères Liu Zhenmin a ainsi rappelé que ce n'était autre que les prédécesseurs républicains de Donald Trump qui avaient entamé les négociations pour le climat, dans les années 1980.

Si vous regardez l'histoire des négociations climatiques, et bien, cela a été initié (...) avec le soutien des républicains sous l'administration les administrations Reagan et Bush à la fin des années 1980.Liu Zhenmincité par Bloomberg

Et ce, bien avant que la Chine ne s'intéressent à ces négociations visant à enrayer la pollution. Le site rappelle aussi que le secrétaire d'Etat de Ronald Reagan était "l'un des républicains les plus éminents ayant exprimé ses inquiétudes à propos du réchauffement climatique et la nécessité d'une action urgente".

La COP22 a été marquée par l'élection de Donald Trump, beaucoup de négociateurs s'inquiétant que le président américain revienne sur l'accord trouvé en 2015, comme il l'a promis lors de sa campagne. Lors d'un entretien téléphonique avec Donald Trump, lundi, le président chinois Xi Jinping a d'ailleurs insisté sur la nécessité d'une coopération entre les deux plus gros émetteurs de CO2, a fait savoir son ministre.