Etats-Unis : Joe Biden et Kamala Harris promettent de défendre le droit à l'avortement, avant une décision cruciale de la Cour suprême

"C'est un droit qui, selon nous, devrait être inscrit dans la loi, et nous nous engageons à le défendre avec tous les outils dont nous disposons", ont promis les dirigeants américains.

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France Télévisions
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La vice-présidente américaine Kamala Harris et le président Joe Biden au Congrès, à Washington, le 6 janvier 2022. (AFP)

Le président américain Joe Biden et sa vice-présidente, Kamala Harris, ont promis d'utiliser tous les moyens à leur disposition pour défendre le droit à l'avortement, dont l'avenir est suspendu à une décision de la Cour suprême. "Le droit constitutionnel établi par [la jurisprudence] Roe v. Wade" en 1973 "est attaqué comme jamais auparavant", ont-ils dit dans un communiqué, samedi 22 janvier, à l'occasion du 49e anniversaire de cet arrêt historique. "C'est un droit qui, selon nous, devrait être inscrit dans la loi, et nous nous engageons à le défendre avec tous les outils dont nous disposons."

Sans utiliser le terme "avortement" dans leur communiqué, ce qui n'a pas manqué d'être relevé par certains militants pro-IVG, le président et sa vice-présidente se sont alarmés des tentatives de "restreindre l'accès aux soins de santé sexuelle et reproductive", notamment au Texas, dans le Mississippi et d'autres Etats.

Le droit à l'avortement aux Etats-Unis n'est pas garanti par une loi fédérale. Il repose sur l'arrêt de la Cour suprême "Roe v. Wade", dans lequel la plus haute juridiction du pays a estimé que la Constitution garantissait le droit des femmes à disposer de leur corps. Elle a confirmé en 1992 ce droit tant que le fœtus n'est pas viable, soit vers 22 à 24 semaines de grossesse. Mais plusieurs Etats conservateurs ont adopté des lois restrictives sur l'IVG, dont certaines en contradiction avec la jurisprudence, afin de fournir à la haute cour une occasion de revenir sur le sujet. Ils espèrent que la nouvelle composition de la Cour suprême, désormais dominée par des juges conservateurs, la poussera à renverser son arrêt de 1973.

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