"Ces avions devraient être cloués au sol" : les Américains inquiets après le crash du Boeing 737 Max

Après le crash du Boeing 737 Max 8 en Éthiopie dimanche 10 mars, les État-Unis résistent à la pression internationale et maintiennent les vols de ces appareils. Mais à l'aéroport de Washington, certains passagers et pilotes ne sont pas rassurés.

La compagnie American ailrines compte une vingtaine de Boeing 737 Max 8 dans sa flotte.
La compagnie American ailrines compte une vingtaine de Boeing 737 Max 8 dans sa flotte. (JOE RAEDLE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)

À l'aéroport de Washington, le vol de 17h20 à destination de Los Angeles se fait sur un Boeing 737 Max 8. Trois jours après le crash d'un appareil similaire en Éthiopie, faisant 157 victimes, cette passagère américaine n'est pas inquiète à l'idée d'embarquer. "Il y a tellement d'avions identiques qui ne rencontrent aucun problème, je ne vois pas pourquoi il faudrait s'en préoccuper", rétorque-t-elle. 

Deux crashs en six mois

Pourtant, le Boeing 737 Max 8 est dans la tourmente. Il y a six mois, un premier crash était déjà survenu en Indonésie, tuant 189 personnes. Après l'accident en Ethiopie, plusieurs pays ont donc décidé de suspendre les vols ou le survol de leur territoire de ces appareilsC'est le cas des pays européens, la Chine, l'Inde ou encore l'Egypte. Les Etats-Unis, eux, résistent à la pression internationale. Les compagnies Southwest et American Airlines ont maintenu leurs vols à bord de Boeing 737 Max 8. Leurs standards croulent sous les appels téléphoniques. 

Devant les comptoirs d'embarquement de l'aéroport de Washington, les passagers assaillent le personnel de questions."C'est vrai que je préfère ne plus prendre cet avion, avoue Katlyn. Je pense qu’ils devraient quand même les clouer au sol, le temps de comprendre ce qui a dysfonctionné."

Le syndicat des personnels navigants d’American Airlines a même conseillé à ses membres de ne pas monter à bord de ces avions s’ils ne sentaient pas en sécurité.