Terrorisme : le difficile suivi des personnes radicalisées

Si certaines personnes sont identifiées comme radicalisées, il est par la suite compliqué de les surveiller au quotidien.

FRANCEINFO

Repérer des personnes radicalisées est une chose, parvenir à parfaitement les surveiller en est une autre. Après avoir été condamnés, certains ex-détenus envisagent parfois de s'attaquer à des bâtiments publics ou des inconnus en pleine rue. Des actes qu'il est difficile à prévoir pour les autorités qui doivent continuer à suivre les agissements de ces hommes. "Théoriquement, on doit les mettre sous surveillance, ça c'est une évidence. Mais une surveillance 24 heures sur 24 est quasi impossible, sauf vraiment dans quelques cas ponctuels", explique Alain Rodier, directeur de recherche du centre français de renseignement.

La rétention préventive comme alternative ?

Pour surveiller une personne en permanence, cela nécessite de mobiliser entre 20 et 30 fonctionnaires. Des hommes politiques envisagent la rétention préventive, une mesure qui consiste à placer ces potentiels récidivistes dans un centre fermé après la prison. "L'individu qui a purgé sa peine, si on l'estime toujours dangereux pour la société, il est examiné par un collège pluridisciplinaire et à ce moment-là, il est retenu dans un établissement spécialisé. On ne le relâchera que lorsque ce collège estimera qu'il n'est plus dangereux", propose l'ancien député Les Républicains Georges Fenech.

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Le quartier pour détenus radicalisés de la prison de la Santé, à Paris, le 24 juin 2019.
Le quartier pour détenus radicalisés de la prison de la Santé, à Paris, le 24 juin 2019. (DOMINIQUE FAGET / AFP)