Russie : les lieutenants d'Alexeï Navalny considérés comme des "terroristes et extrémistes" par le Kremlin

Ivan Jdanov et Léonid Volkov ont été ajoutés à une liste de terroristes et extrémistes par les services russes. Les deux hommes sont en exil à l'étranger.

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France Télévisions
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Les proches de Navalny Léonid Volkov (à gauche) et Ivan Jdanov (à droite), le 22 février 2021 à Bruxelles (Belgique). (JOHN THYS / AFP)

La persécution des proches d'Alexeï Navalny se poursuit en Russie. Ses deux principaux lieutenants ont été ajoutés au catalogue russe des "terroristes et extrémistes", à quelques jours du premier anniversaire de l'arrestation de l'opposant et de la répression implacable de son mouvement qui a suivi. Ivan Jdanov et Léonid Volkov, en exil à l'étranger, sont désormais considérés comme "terroristes et extrémistes", selon une liste du service russe des renseignements financiers, Rosfinmonitoring, consultée vendredi 14 janvier par l'AFP.

"Nous sommes des pionniers pour ce genre d'âneries", a réagi Ivan Jdanov sur Twitter. Les deux opposants, âgés de 33 et 41 ans, étaient respectivement en charge du fonds de lutte contre la corruption (FBK) de Navalny et du réseau régional de son organisation jusqu'à leur interdiction en juin 2021. Ces deux organisations avaient été bannies pour "extrémisme" par la justice russe, entraînant la fuite à l'étranger de la majeure partie de leurs cadres, par crainte de poursuites. Parmi ceux qui ont choisi de rester, plusieurs ont été arrêtés.

De nouvelles poursuites contre Navalny

Alexeï Navalny a été arrêté en 17 janvier 2021 à Moscou, de retour de convalescence en Allemagne après un grave empoisonnement dont il tient le président Vladimir Poutine pour responsable. Le militant anti-corruption de 45 ans, l'opposant au Kremlin le plus célèbre, a ensuite reçu une peine de deux ans et de demi de prison pour une affaire de "fraudes" qu'il dénonce comme politique. Il est également visé par de nouvelles poursuites pour "extrémisme" qui pourraient le maintenir derrière les barreaux pour de longues années.

La répression du mouvement d'Alexeï Navalny a été suivie par des pressions croissantes contre des médias critiques du Kremlin et des ONG, désignés à tout va "agents de l'étranger", un label infamant qui complique grandement leur travail sous peine de graves poursuites. En décembre dernier, l'ONG Mémorial, pilier de la défense des droits humains et gardien de la mémoire des victimes du Goulag, a ainsi été interdite par la justice russe pour n'avoir pas respecté ses obligations "d'agents de l'étranger".

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