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Après le nouvel empoisonnement au Novitchok en Angleterre, un scientifique russe n'a "aucun doute que derrière se trouve la Russie"

Vil Mirzaianov, un scientifique russe dissident exilé aux États-Unis depuis le milieu des années 1990, est celui qui a révélé l'existence du Novitchok, l'agent neurotoxique particulièrement violent utilisé contre l'ex-espion russe Serguei Skripal notamment.

Article rédigé par franceinfo, Grégory Philipps
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1 min
Un ruban de la police entourant les jardins de la Reine Elizabeth à Salisbury, dans le sud de l'Angleterre, le 5 juillet 2018, en lien avec l'enquête après qu'un homme et une femme aient été retrouvés inconscients ce qui a été identifié plus tard comme l'agent nerveux Novichok. (CHRIS J RATCLIFFE / AFP)

En Grande-Bretagne, quatre mois après l’empoisonnement de l’ex-espion russe Serguei Skripal, deux Britanniques ont été eux aussi exposés au même poison, le Novitchok. Le couple est tombé malade, samedi 30 juin, à une douzaine de kilomètres seulement de Salisbury, là où Skripal et sa fille avaient été contaminés. "Cela ne fait aucun doute que derrière toutes ces attaques se trouve la Russie", a déclaré,à franceinfo jeudi 5 juillet, Vil Mirzaianov, un scientifique russe dissident exilé aux États-Unis.

franceinfo a pu interviewer le scientifique qui a révélé l'existence du Novitchok

"Seule la Russie a inventé cet agent toxique. Ils l'ont expérimenté, ils ont dépensé des millions de dollars dans ces recherches", a rapporté Vil Mirzaianov. Selon le scientifique russe exilé, l'empoisonnement des deux quadragénaires britanniques, est tout simplement une opération de diversion : "C'est une vieille méthode du KGB. Ils veulent faire diversion, par rapport à l'enquête sur les Skripal. Pour faire croire que que c'est un problème interne purement britannique."

Le Novitchok est un agent neurotoxique particulièrement violent, conçu par les Soviétiques et dont l'existence a été révélée par un scientifique russe dissident. Il s'appelle Vil Mirzaianov et est arrivé aux États Unis au milieu des années 1990. Pendant trente ans, et donc notamment à l’époque soviétique, ce chimiste a travaillé pour un institut russe de recherches.

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