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Belfort : arrestation d'un homme soupçonné de vouloir rejoindre le jihad en Syrie

L'homme de 47 ans, originaire de Toulouse, était temporairement en visite dans sa famille.

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France Télévisions
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Il est soupçonné d'avoir voulu rejoindre le jihad en Syrie. Un homme de 47 ans a été interpellé, mardi 24 juillet dans le Territoire-de-Belfort dans le cadre d'une opération antiterroriste, selon une source proche du dossier. Cet homme, originaire de Toulouse, était temporairement en visite dans sa famille dans le secteur de Belfort et a été interpellé par la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur).

Une source judiciaire a également confirmé cette arrestation, précisant qu'elle avait eu lieu dans le cadre d'une enquête préliminaire confiée à la DCRI et ouverte par le parquet antiterroriste en février dernier, sur le soupçon du départ d'un homme en Syrie pour mener le jihad.

Au moins cinquante djihadistes français en Syrie

D'après France Bleu Belfort Montbéliard, qui a révélé l'information, il pourrait s'agir d'un proche de "deux frères toulousains, dont les vidéos ont été postées la semaine dernière sur YouTube", l'un appelant François Hollande "à se convertir à l'islam". La radio a diffusé sur son site internet les déclarations d'un témoin de l'arrestation, affirmant que l'homme a été interpellé alors qu'il se trouvait dans une voiture. "Vingt gars cagoulés sont sortis de partout, armés jusqu'aux dents, les gars avaient tous des brassards police", a-t-il indiqué. "Côté passager, il y avait une personne d'un certain âge, une femme, qui devait avoir un foulard sur la tête, mais pas type burqa ou niqab. Côté conducteur, un barbu, cheveux mi-long", a ajouté ce témoin.

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a récemment évalué à au moins une cinquantaine le nombre de Français combattant en Syrie. "Cinquante, peut-être plus encore, sont sur place, 40 sont en transit, une trentaine sont revenus et sont en tous cas sous la surveillance de nos services. Une poignée sont décédés, morts dans des combats sur place", avait-il indiqué sur France 2 le 18 juillet. Le ministre avait par ailleurs estimé que "600 Européens sont dans la même situation", jugeant cela "très inquiétant".

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