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DIRECT. Syrie : Hollande fixe la position de Paris

François Hollande s'est exprimé, mardi après-midi à Paris, sur la crise syrienne. Il a condamné le régime de Bachar Al-Assad, "qui a pris la décision infâme de gazer des innocents".

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France Télévisions
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Des chars de l'armée régulière syrienne sont déployés dans la banlieue de Damas, le 24 août 2013. (AFP)

Les faits à retenir : 

• La France prête à intervenir. "La France est prête à punir ceux qui ont pris la décision infâme de gazer des innocents" en Syrie, a assuré le chef de l'Etat. François Hollande s'est exprimé mardi à 17 heures sur la crise syrienne. Il a ainsi fixé la position de Paris, au moment où les Occidentaux se préparent à une intervention militaire alliée contre le régime de Bachar Al-Assad.

• La classe politique française divisée. Mais face à une possible intervention militaire occidentale, certains responsables politiques évoquent le risque d'une déstabilisation de la région et appellent à privilégier l'option politique. Le FN dénonce une diplomatie de "cow-boy suicidaire". Le leader du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, évoque pour sa part une "erreur gigantesque". Quant aux écologistes, ils demandent à l'Union européenne d'agir pour protéger les civils.

• Une intervention militaire dans les prochains jours, selon les rebelles syriens. Pour l'opposition syrienne, une intervention militaire occidentale est "une question de jours, et pas de semaines". Dans le même temps, elle affirme avoir discuté avec les pays alliés sur les cibles à frapper. "Il y a des rencontres entre la Coalition, l'Armée syrienne libre et les pays alliés durant lesquelles sont discutées les cibles éventuelles", dont des aéroports, des bases militaires et des dépôts d'armes, a affirmé Ahmad Ramadan, membre du comité politique de la Coalition de l'opposition, basée en Turquie.

• Les Etats-Unis et le Royaume-Uni en première ligne. Le secrétaire américain à la Défense, Chuck Hagel, déclare à la BBC que les forces armées sont "prêtes" pour une action militaire en Syrie, si le président Barack Obama donne son aval. Le Premier ministre britannique, lui, rappelle le Parlement, en congé d'été, pour débattre, jeudi, d'une éventuelle intervention militaire contre le régime syrien. Un porte-parole du chef du gouvernement britannique déclare que le Royaume-Uni prépare des plans dans l'éventualité d'une action militaire.

• La Syrie promet de riposter. Le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, affirme que son pays se défendra en cas de frappe militaire occidentale. Selon lui, son armée dispose de moyens de défense qui surprendront ses assaillants. Et croire qu'une intervention pourra établir un équilibre des forces dans la guerre entre les rebelles et les forces du président Bachar Al-Assad est "illusoire", estime le chef de la diplomatie syrienne. Damas met enfin au défi la communauté internationale de présenter des "preuves" pour étayer les accusations sur un recours aux armes chimiques. Et le régime syrien assure que son allié, la Russie, ne l'abandonnera pas. 

• Les alliés russe et iranien mettent en garde. Le ministère russe des Affaires étrangères appelle les Etats-Unis et la communauté internationale à la "prudence" et souligne qu'une intervention militaire aurait des conséquences "catastrophiques" pour les pays du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord. Même avertissement de la part de l'Iran. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères prévient qu'une intervention militaire contre Damas aurait "de lourdes conséquences" pour la Syrie et pour la région.

• L'enquête de l'ONU sur les armes chimiques reportée d'une journée. Les experts onusiens devaient poursuivre leurs investigations près de Damas. Mais l'ONU a préféré les reporter à mercredi en raison de "craintes" pour la sécurité de ses personnels. Les autorités syriennes et les rebelles s'accusent mutuellement d'en être responsables.

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