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Vidéo Comment les Rafale français appuient l'offensive sur Hajin, l'un des derniers réduits de Daech en Syrie

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Radio France

Les avions français engagés en Syrie dans le cadre de l'opération Chammal ont été déterminants dans la bataille d'Hajin, face au groupe État Islamique. franceinfo a pu se rendre dans la base aérienne d'où ils décollent.

Malgré les bourrasques de vent, dans un paysage sans relief, couleur sable, deux Rafale s’arrachent à la piste pour une nouvelle mission au-dessus de la poche d’Hajin, en Syrie. C'est le deuxième survol de la journée. De cette base aérienne d'où ils décollent, les avions français sont à moins d'une demi-heure du lieu des combats. Hajin est sans doute le dernier réduit du groupe Etat islamique. "C'est la dernière poche la plus visible, explique le commandant de la base, le colonel Philippe, sachant que Daech est encore présent ailleurs, en souterrain. C'est la dernière place forte."

L’offensive sur Hajin dure depuis maintenant trois mois. Les avions qui décollent de cette "base aérienne projetée", quelque part en Jordanie, soutiennent les Forces démocratiques syriennes, essentiellement composées de Kurdes, et appuyées par la coalition internationale. Ce week-end, le 16 décembre, les combattants ont enregistré une importante avancée avec la prise du centre-ville d'Hajin. L’avancée a été laborieuse. La coalition fait face aux djihadistes les plus radicaux. "Les derniers combattants de Daech sont des jusqu'au-boutistes et des combattants aguerris, analyse le lieutenant-colonel Nataf, chef du détachement RafaleCe sont ceux qui ont survécu." 

Dans cette opération, les Français utilisent principalement des bombes de 250 kg. La coalition survole une zone d'environ 350 km2 avec parfois sept drones, six avions de chasse et un bombardier dans le ciel. Mais les hommes du groupe État islamique ont appris des batailles précédentes. "Daech évite aujourd'hui de s'engager massivement lorsque la météo est clémente, détaille le colonel Philippe. On a eu fin octobre un épisode avec des vents de sable, une très mauvaise météo, Daech en a profité parce qu'ils savaient que les appuis seraient moins efficaces. Sinon, ils se mêlent à la population, se cachent. Ils ont créé une sorte de tunnel pour échapper à la vue des moyens d'observation." 

Les djihadistes sont maintenant au sud de la ville, ils tiendraient encore plusieurs villages. Cette avancée de la coalition pourrait accélérer la transformation du groupe dans la région qui devient clandestin après avoir été militaire. 

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