Syrie : plus de 90% des frappes russes ne visent ni l'Etat islamique ni Al-Qaïda, selon Washington

C'est la première fois que les autorités américaines fournissent une estimation chiffrée de l'impact des frappes russes dans ce pays en guerre. 

Une bombe russe est larguée sur une zone de conflit en Syrie sur cette photo fournie le 4 octobre 2015 par le ministère de la Défense russe.
Une bombe russe est larguée sur une zone de conflit en Syrie sur cette photo fournie le 4 octobre 2015 par le ministère de la Défense russe. ( AP / SIPA )

Les Russes ont-ils menti sur leurs véritables objectifs ? Les Etats-Unis affirment, mercredi 7 octobre, que la quasi totalité des frappes de la Russie en Syrie ne visent pas les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) ou les groupes proches d'Al-Qaïda mais des organisations armées syriennes modérées. Depuis qu'a commencé l'opération de raids aériens russes sur la Syrie la semaine dernière, Washington martèle que Moscou vise plutôt tous les opposants syriens et consolide de facto le régime de son allié, le président Bachar al-Assad.

C'est la première fois que les autorités américaines fournissent une estimation chiffrée de l'impact des frappes russes dans ce pays en guerre. "Notre inquiétude, a souligné un porte-parole du département d'Etat, réside davantage dans l'impact de l'activité militaire à l'intérieur de la Syrie (...) à l'encontre de groupes qui ne sont ni l'Etat islamique ni les terroristes affidés à Al-Qaïda".

Les opérations russes vont s'intensifier, selon Poutine

L'armée syrienne a lancé mercredi une vaste offensive terrestre, revigorée par les frappes de l'aviation et désormais la marine russe, une semaine après le début de l'intervention militaire russe qui a redonné de l'élan au régime Assad. Le président Vladimir Poutine a annoncé que les opérations russes allaient s'intensifier.

"C'est une erreur pour la Russie", a réaffirmé le porte-parole de la diplomatie américaine. Les Etats-Unis et la Russie avaient eu la semaine dernière une première réunion entre leurs forces armées afin d'éviter des incidents aériens entre leurs aviations dans le ciel syrien. Mais aucune autre rencontre n'a été programmée.