Maroc : peine de mort confirmée pour les trois assassins de deux jeunes Scandinaves

Louisa Vesterager Jespersen, une Danoise de 24 ans, et son amie Maren Ueland, une Norvégienne de 28 ans, avaient été tuées alors qu'elles campaient près du mont Toubkal.

Des photos de Louisa Vesterager Jespersen 24 ans et son amie Maren Ueland 28 ans, à Marrakesh, au Maroc, le 21 décembre 2018. 
Des photos de Louisa Vesterager Jespersen 24 ans et son amie Maren Ueland 28 ans, à Marrakesh, au Maroc, le 21 décembre 2018.  (FADEL SENNA / AFP)

Un tribunal antiterroriste marocain a confirmé en appel, mercredi 30 octobre, la condamnation à mort de trois hommes pour l'assassinat de deux touristes scandinaves décapitées en décembre 2018 au Maroc au nom des jihadistes du groupe Etat islamique. Au total, 24 hommes soupçonnés d'être liés à ces meurtres et/ou d'appartenir à une cellule jihadiste étaient jugés dans ce procès très suivi.

Abdessamad Ejjoud, un marchand ambulant radicalisé de 25 ans, avait avoué avoir organisé l'expédition meurtrière avec deux compagnons, Younes Ouaziyad, un menuisier de 27 ans, et Rachid Afatti, 33 ans, qui avait filmé la scène. Sa diffusion sur les réseaux sociaux avait suscité l'effroi. Un quatrième homme, Abderrahim Khayali, 33 ans, a vu sa peine alourdie de la perpétuité à la peine capitale. Il avait pris part à l'équipée dans le Haut-Atlas mais était parti avant la tuerie.

Un moratoire sur les exécutions depuis 1993

Le tribunal antiterroriste de Salé a confirmé les peines prononcées à l'encontre de 19 accusés, allant de 5 ans à 30 ans de prison, et alourdit la peine d'un autre de 15 à 20 ans. Ils ont tour à tour imploré la clémence des juges en se disant innocents. Certains ont présenté leurs condoléances aux familles des victimes, Louisa Vesterager Jespersen, une Danoise de 24 ans, et son amie Maren Ueland, une Norvégienne de 28 ans.

Bien que des condamnations à la peine capitale soient encore prononcées au Maroc, un moratoire sur les exécutions est appliqué de facto depuis 1993 et l'abolition de ce châtiment fait débat. Le parquet avait demandé en appel la confirmation des sentences en souhaitant leur "exécution" effective.