"Raqqa est libre, c'est une grande satisfaction" témoigne un Breton engagé auprès des forces kurdes

Il se fait appeler "Kendal Breizh" : un Breton parti combattre l'État islamique auprès des forces kurdes a témoigné de la libération de Raqqa, en Syrie, lundi. Il décrit "des maisons éventrées", "des mines et des voitures piégées" et confie "sa grande satisfaction". 

Une photo de Kendal Breizh prise sur le front près de Raqqa.
Une photo de Kendal Breizh prise sur le front près de Raqqa. (KENDAL BREIZH)

Un Breton qui a combattu pour la libération de Raqqa aux côtés des forces kurdes "Unités de protection du peuple", a confié lundi 23 octobre, sur France Bleu Breizh Izel, sa "grande satisfaction" de voir la ville syrienne libérée des mains du groupe État islamique : "On les a combattus, Raqqa est libre" a-t-il développé.

>> À lire aussi : "Les balles sifflaient au dessus de ma tête", la bataille de Raqqa raconté par les photojournalistes

Celui qui se fait appeler Kendal Breizh, joint dans un cybercafé "à moins de deux heures de route de Raqqa", raconte se reposer avec les autres membres de sa brigade "juste le temps de refaire (leurs) bagages, de nettoyer (leurs) armes, de se reposer avant de repartir."

Un siège éprouvant

Il décrit un siège éprouvant "particulièrement quand Daesh essayait de se glisser derrière nos lignes pendant la nuit" et une ville dans laquelle se trouvent "des maisons éventrées" et "des mines et des voitures piégées." "En allant sur le front, on sait à quoi on va être confronté" relativise ce Français.

La ville de Raqqa, que le groupe État islamique considérait comme sa "capitale" en Syrie, a été libérée le 17 octobre.