Les onze jihadistes français détenus par la Turquie seront renvoyés "tout début décembre"

Dès novembre, la Turquie avait commencé à renvoyer dans leur pays d'origine des militants étrangers du groupe Etat islamique.

Le camp de déplacés d\'Aïn Issa, dans le nord de la Syrie, le 23 février 2018. C\'est dans ce camp que se trouvaient, avant l\'offensive turque en Syrie, les quatre Françaises aujourd\'hui détenues par la Turquie et leurs sept enfants.
Le camp de déplacés d'Aïn Issa, dans le nord de la Syrie, le 23 février 2018. C'est dans ce camp que se trouvaient, avant l'offensive turque en Syrie, les quatre Françaises aujourd'hui détenues par la Turquie et leurs sept enfants. (SEBASTIAN BACKHAUS / NURPHOTO / AFP)

La Turquie avait annoncé le 11 novembre dernier qu'elle allait expulser vers la France onze ressortissants français détenus dans ses prisons, et qui ont été membres du groupe terroriste Etat islamique (EI). Jeudi 28 novembre, le ministre turc de l'Intérieur Süleyman Soylu, cité par l'agence étatique Anadolu, a précisé que ces expulsions auraient lieu "tout début décembre".

Selon les informations de franceinfo obtenues au moment de l'annonce par la Turquie en novembre, les onze personnes françaises qui vont être expulsées sont quatre femmes radicalisées (qui font l'objet d'un mandat d'arrêt international) et leurs sept enfants. Ces femmes, visées par des informations judiciaires en France pour "association de malfaiteurs terroristes", avaient, pour certaines, quitté la France et rejoint la Syrie dès les premiers mois de la constitution de l'Etat islamique pour accompagner, rejoindre ou épouser des jihadistes français. 

Dès novembre, la Turquie avait commencé à renvoyer dans leur pays d'origine les militants étrangers du groupe Etat islamique qu'elle a capturés. Selon le président turc, Recep Tayyip Erdogan, 1 201 membres de l'organisation terroriste sont détenus dans les prisons turques.