Cet article date de plus de six ans.

Le Royaume-Uni encore sous le choc de la fugue de trois jeunes filles vers la Syrie

Publié Mis à jour
Durée de la vidéo : 3 min.
FRANCE 2
Article rédigé par
France Télévisions

Presque un mois après le départ de trois adolescentes britanniques pour la Syrie et les rangs du groupe État islamique, le Royaume-Uni s'interroge encore sur ces fugues. Une équipe de France 2 s'est rendue sur place.

Le 17 février, Amira, Kadiza et Shamima, trois adolescentes britanniques de 15 à 16 ans, ont fui leur pays pour rejoindre la Syrie. Désormais, elles seraient installées dans une maison de Raqqa, fief du groupe État islamique.

Les appels désespérés de leurs proches n'ont servi à rien. Dans leur quartier de Bethnal Green à Londres, où vit une importante communauté pakistanaise et bengalie, l'incompréhension règne. "Elles devraient se tenir éloignées de cet endroit. La Syrie est un lieu si dangereux aujourd'hui. Il faut qu'elles reviennent le plus vite possible", confie un homme à France 2.

L'erreur de la police

Les trois ados semblaient parfaitement intégrées. Leur collège est très réputé. Mais en décembre, la fugue d'un premier jeune vers la Syrie avait jeté un froid. Depuis, le Bethnal Green Academy avait pris des mesures en bloquant Facebook et Twitter.

A l'époque, les trois ados avaient été interrogées, mais leurs parents l'ignoraient. Ces derniers ont demandé des comptes à une commission d'enquête du Parlement. "Tout ce que la police avait à faire, c'est nous écrire, et peut-être qu'on aurait pu empêcher cela", a déclaré un parent. La police a reconnu son erreur.

"Le Royaume-Uni constitue le 2e plus gros groupe de combattants étrangers occidentaux, avec les combattants français du groupe État islamique : entre 500 et 1 00 selon les services de renseignement", rappelle le journaliste Loïc de la Mornais.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.