Irak : les deux derniers Français jugés pour appartenance à l'Etat islamique sont également condamnés à mort

Bilel Kabaoui et Mourad Delhomme ont écopé de la peine capitale après leur procès devant le tribunal antiterroriste de Bagdad. Au total, onze Français ont été condamnés à mort par la justice irakienne.

Le tribunal de Bagdad, en Irak, le 29 mai 2019.
Le tribunal de Bagdad, en Irak, le 29 mai 2019. (SABAH ARAR / AFP)

Ils n'ont pas échappé à la peine capitale. Les Français Bilel Kabaoui, 32 ans, et Mourad Delhomme, 41 ans, ont été condamnés à mort par le tribunal antiterroriste de Bagdad, lundi 3 juin. Les deux hommes, transférés de Syrie fin janvier, ont été condamnés pour appartenance au groupe Etat islamique. Ils ont 30 jours pour faire appel. La justice irakienne avait déjà prononcé des peines capitales pour neuf de leurs compatriotes.

Mourad Delhomme, Français né en Algérie en 1978, a exercé, selon le Centre d'analyse du terrorisme (CAT) basé à Paris, les fonctions de juge au sein des très redoutés tribunaux de l'EI, qui ordonnaient régulièrement des châtiments corporels et des exécutions sommaires. Bilel Kabaoui, originaire de région parisienne, a rejoint le territoire de l'EI durant l'été 2014, de même source.

En tout, 12 hommes sont jugés à Bagdad depuis dimanche 26 mai. Neuf Français et un Tunisien –un temps présenté comme Français– ont déjà été condamnés à mort. Ils sont jugés en Irak car les autorités kurdes de Syrie qui les détenaient ne représentent pas un Etat et Paris n'entretient pas de relations diplomatiques avec le régime de Damas. La loi irakienne prévoit jusqu'à la peine de mort pour quiconque est reconnu coupable d'appartenance à une organisation "terroriste", que l'accusé ait ou non été un combattant de cette organisation.