Nucléaire iranien : les discussions entre Téhéran et Washington continuent, l'Iran met en service de nouvelles centrifugeuses

Les Etats-Unis ont indiqué avoir fait des propositions "très sérieuses" à l'Iran pour relancer l'accord sur le nucléaire iranien, et s'attendre à ce que Téhéran fasse preuve du même "sérieux".

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Les participants aux discussions sur l'accord sur le nucléaire iranien, le 6 avril 2021 à Vienne (Autriche). (DELEGATION EUROPEENNE / ANADOLU AGENCY / AFP)

Washington et Téhéran vont-ils parvenir à s'entendre sur le sujet du nucléaire iranien ? Des "échanges productifs" ont en tout cas eu lieu lors de la première semaine de discussions à Vienne (Autriche), a déclaré vendredi 9 avril l'Union européenne, qui coordonne les débats, dans un communiqué. Les négociations vont se poursuivre mercredi. Téhéran a toutefois maintenu la pression en annonçant, samedi, la mise en service de nouvelles cascades de centrifugeuses modernisées, dont l'utilisation lui est interdite aux termes de l'accord de 2015.

Ce texte avait imposé des restrictions au programme nucléaire iranien afin de rassurer la communauté internationale sur le fait que Téhéran ne serait pas en mesure de développer une arme nucléaire. En contrepartie, l'accord rendait obligatoire la levée de certaines sanctions à l'encontre de l'Iran.

Ce fragile équilibre a volé en éclats en 2018, lorsque l'ancien président américain Donald Trump avait retiré de manière spectaculaire son pays de l'accord et réimposé des sanctions unilatérales. L'Iran avait alors riposté en dépassant les limites de l'activité nucléaire fixées dans le texte.

La question de la "réciprocité" au cœur des débats

Les Etats-Unis ont indiqué, vendredi, avoir fait des propositions "très sérieuses" à l'Iran pour relancer l'accord sur le nucléaire iranien et s'attendre à ce que Téhéran fasse preuve du même "sérieux". Au cœur des négociations se trouve la question de "réciprocité", exigée par Washington, comme l'a rappelé un responsable cité par l'AFP sous couvert d'anonymat. De son côté, Téhéran exige la levée au préalable des sanctions américaines rétablies par Donald Trump en dépit de l'accord.

Le chef de la délégation iranienne, Abbas Araghchi, a ainsi rappelé vendredi que "ce n'est qu'après avoir vérifié" la levée des sanctions que l'Iran "est prêt à mettre fin à ses mesures correctives et à revenir à la pleine application" de l'accord.

Pour effectuer ces vérifications, requises par le guide suprême Ali Khamenei, l'Iran prévoit de tenter d'exporter du pétrole et de réaliser des transactions bancaires internationales. C'est "le seul moyen de s'assurer que les sanctions ont été levées dans les faits" et pas seulement "sur le papier", a expliqué Kazem Gharibabadi, l'ambassadeur d'Iran auprès de l'Agence internationale de l'énergie atomique.

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