Crash d'un Boeing en Iran : "L'enquête doit, en toute transparence, aller jusqu'à son terme", estime Florence Parly

La ministre des Armées était l'invitée de France Inter samedi matin. 

Florence Parly était l\'invitée de France Inter samedi 11 janvier. 
Florence Parly était l'invitée de France Inter samedi 11 janvier.  (FRANCE INTER / RADIOFRANCE)

L'Iran a admis samedi 11 janvier avoir abattu accidentellement l'avion civil ukrainien, qui s'est écrasé mercredi près de Téhéran, faisant 176 morts. "L'enquête doit, en toute transparence, aller jusqu'à son terme", a réagi sur France Inter samedi la ministre française des Armées, Florence Parly. "C’est ce qui est dû aux victimes et à leurs familles", a-t-elle ajouté.

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"Les leçons que nous devons tirer de cette séquence dramatique, c’est qu’il faut mettre un terme à cette escalade" a appelé la ministre des Armées, précisant que c'est "ce qui est en train de se produire depuis le 8 janvier, parce qu’après les frappes de représailles menées par l’Iran, le président des États-Unis a fait le choix de ne pas riposter sur un plan militaire". Si elle ne parle de désescalade, Florence Parly préfère les termes d'"arrêt de l’escalade". Pour la ministre des Armées, "il est important de se saisir de ce moment pour redonner de l’espace à des négociations, des discussions".

La ministre des Armées a ainsi évoqué la réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères des 28 membres de l'Union européenne à Bruxelles vendredi. Selon Florence Parly, la France et l'Europe souhaitent ainsi "éviter de repartir dans une crise de prolifération nucléaire, poursuivre la lutte contre Daech et contribuer à mettre un terme à la déstabilisation régionale".

La ministre des Armées a rappelé qu'il est important de reprendre la voix du dialogue. "C’est ce que la France a toujours essayé de faire. Le président de la République s’est investi personnellement depuis des mois. Il faut maintenant tenter de renouer les fils du dialogue. C’est ce que les Européens ont marqué de façon très unanime hier, il faut protéger cet accord de Vienne et nous avons pour cela besoin de la totale contribution des Iraniens" a-t-elle conclu.