Vidéo Liban : "On doit choisir à quel patient donner le médicament selon la gravité"

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Un an après avoir été ravagé par la terrible explosion au Liban, Brut est retourné à l'hôpital Geitaoui de Beyrouth, où les soignants font face à de nombreuses pénuries...
BRUT
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France Télévisions

Un an après avoir été ravagé par la terrible explosion au Liban, Brut est retourné à l'hôpital Geitaoui de Beyrouth, où les soignants font face à de nombreuses pénuries...

Le 4 août dernier, l'hôpital de Geitaoui était en partie détruit à cause de l'explosion sur le port de Beyrouth. Un an plus tard, Brut s'est rendu de nouveau sur place. Et voilà la réalité à laquelle est confronté le personnel soignant, qui est tout aussi dramatique : c'est la pénurie de médicaments. "Les patients n'ont pas de médicaments. On n'a pas de produits d'anesthésie, on n'a pas de produits de contraste pour faire des échos, des scans, des IRM... Presque tous les médicaments chroniques ne sont pas présents", déplore Yasmina Yared, pharmacienne clinicienne à l'hôpital de Geitaoui. Conséquence : les médecins doivent choisir à quel patient donner le médicament selon la gravité de sa situation.

Choisir les patients

Cette pénurie de médicaments est une conséquence de la crise financière que traverse le Liban. Les importations de médicaments sont presque à l’arrêt, en raison d'impayés de la Banque centrale libanaise à ses fournisseurs étrangers. "Nous commençons à manquer sérieusement de moyens, de moyens humains, puisqu'il y a beaucoup de médecins qui ont quitté le Liban, qui ont repris le chemin de l'étranger pour travailler et trouver un avenir meilleur là-bas, vu l'incertitude. Nous avons des infirmières qui sont parties aussi en masse", explique Naji Abi Rached, le directeur de l'hôpital de Geitaoui.

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