Israël-Palestine : au moins 28 personnes tuées dans les affrontements

Les violences de lundi ont tué au moins 26 Palestiniens et deux Israéliennes, dans la pire escalade des dernières années entre le Hamas et l'Etat hébreu.

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France Télévisions
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De la fumée s'échappe de Gaza, le 11 mai 2021, après des tirs de missiles israéliens. (MAHMUD HAMS / AFP)

Roquettes contre frappes aériennes. Un déluge de feu s'est abattu depuis lundi soir sur la bande de Gaza et le sud d'Israël. Le Hamas, mouvement islamiste au pouvoir dans l'enclave palestinienne, a fait état mardi 11 mai de 26 morts, dont neuf enfants, dans des raids israéliens, en plus de 125 blessés. Côté israélien, les services de secours ont déclaré que deux femmes avaient été tuées à Ashkelon au cours de frappes qui ont fait aussi d'une trentaine de blessés, principalement dans cette ville.

Une pluie de roquettes s'est abattue sur les villes d'Ashdod et d'Ashkelon situées au nord de la bande de Gaza. Le Hamas a affirmé avoir lancé mardi après-midi 137 roquettes en moins de cinq minutes pour tenter de percer le bouclier antimissile israélien "Dôme de Fer".

L'armée israélienne affirme pour sa part avoir frappé depuis lundi environ 130 cibles militaires, appartenant pour la plupart au Hamas. "Nous sommes dans la phase initiale de notre riposte contre des cibles militaires à Gaza", a-t-elle prévenu. Le Premier ministre, Benyamin Nétanyahou, a annoncé mardi qu'Israël allait "renforcer" les tirs contre le Hamas et l'exécutif a approuvé une demande de l'armée de mobiliser 5 000 réservistes.

L'ONU a lancé une tentative de médiation

La branche armée du Hamas a promis de faire d'Ashkelon un "enfer" si les frappes israéliennes faisaient des victimes civiles à Gaza. "Les Palestiniens finiront par gagner", a affirmé le chef du mouvement islamiste, Ismaïl Haniyeh. 

Il s'agit de la pire escalade des dernières années entre les deux camps, déclenchée à la suite de violences à Jérusalem-Est. Le Hamas avait menacé l'Etat hébreu d'une nouvelle escalade militaire, lundi après-midi, si ses forces ne se retiraient pas de l'esplanade des Mosquées, où des heurts quotidiens opposant des Palestiniens à la police israélienne ont fait des centaines de blessés depuis vendredi.

L'Organisation des Nations unies, avec l'aide du Qatar et de l'Egypte, a amorcé lundi une médiation auprès des parties "concernées" afin d'obtenir une désescalade. "Il est impératif que toutes les parties prennent des mesures" en ce sens, a pour sa part plaidé le secrétaire d'Etat américain, Antony Blinken. La France a appelé, mardi, les autorités israéliennes à un "usage proportionné de la force".

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