Nucléaire iranien : une nouvelle nuit de négociations sans accord

L'Iran et les puissances impliquées dans les négociations sur son programme nucléaire ont discuté toute la nuit de mercredi à jeudi sans parvenir à un accord. Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, est revenu à Lausanne mercredi soir. Les discussions butent notamment sur le rythme de levée des sanctions envers Téhéran.

(Le marathon diplomatique continue à Lausanne à la recherche d'un compromis sur le nucléaire iranien © REUTERS/Brendan Smialowski/Pool)

Le marathon diplomatique se poursuit à Lausanne entre Téhéran et le P5 +1, qui regroupe les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni) ainsi que l’Allemagne. Les discussions portent depuis huit jours sur la recherche d’un compromis sur le nucléaire iranien.

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"Les derniers mètres les plus difficiles "

Le ministre français des Affaires étrangères est revenu à Lausanne dans la nuit de mercredi à jeudi. Laurent Fabius a utilisé une métaphore sportive pour qualifier la situation.

"On est à quelques mètres de l’arrivée, quelques dizaines de mètres mais on sait aussi que ce sont les plus difficiles."

Les négociateurs, qui s'étaient fixés pour objectif de parvenir à un accord avant mardi à minuit, ont à nouveau passé la nuit à tenter de surmonter leurs divergences. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a fait savoir qu'il annulait un voyage dans les pays baltes pour continuer à participer aux négociations. Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, qui était rentré à Paris mardi soir en jugeant les progrès insuffisants, est reparti pour la Suisse dans la soirée de mercredi et le ministre a participé aux discussions nocturnes.

Les pourparlers achoppent notamment sur la possibilité pour l'Iran d'enrichir librement de l'uranium à destination de la recherche scientifique. Les discussions butent aussi sur le rythme de levée des sanctions. Enfin, la question du rétablissement des sanctions en cas de non-respect d’un accord par Téhéran n’est pas réglée.

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