Irak : un nouveau raid attribué aux Américains cible des pro-Iran, avant les funérailles du général Soleimani

Cette frappe intervient au lendemain de l'élimination par les Etats-Unis du puissant général iranien sur le sol irakien.

Des Irakiens protestent, après la frappe américaine ayant tué le général Qassem Soleimani, le 3 janvier 2020, à Bagdad en Irak.
Des Irakiens protestent, après la frappe américaine ayant tué le général Qassem Soleimani, le 3 janvier 2020, à Bagdad en Irak. (AMEER AL MOHMMEDAW / DPA / AFP)

L'escalade entre les Etats-Unis et l'Iran se poursuit. Une nouvelle frappe américaine a visé, samedi 4 janvier, les soutiens de l'Iran en Irak. Il y a eu "des morts et des blessés" dans ce raid aérien contre un convoi du Hachd al-Chaabi, coalition de paramilitaires pro-Iran désormais intégrés à l'Etat irakien, au nord de Bagdad, a indiqué une source policière. 

Le Hachd a accusé les Etats-Unis qui n'ont pas encore réagi. Un porte-parole de la coalition anti-Etat islamique conduite par les Etats-Unis a démenti de son côté avoir mené des frappes aériennes au nord de Bagdad. Le président américain Donald Trump avait assuré, peu de temps avant l'annonce de cette frappe, ne pas chercher la guerre avec l'Iran. Cette nouvelle opération risque tout de même d'aggraver les tensions, au moment où l'Iran s'apprête à célébrer les funérailles du puissant général iranien Qassem Soleimani et de son principal lieutenant dans le pays.

La promesse d'une "dure vengeance"

Vendredi, c'est un "tir de précision d'un drone" américain qui avait plongé le monde entier dans l'incertitude, faisant redouter "une nouvelle guerre dans le Golfe" que "le monde ne peut se permettre", selon l'ONU. Egalement au beau milieu de la nuit, le bombardement américain avait pulvérisé deux voitures qui sortaient de l'aéroport de Bagdad. A l'intérieur, Soleimani, l'architecte de la stratégie iranienne au Moyen-Orient, et Abou Mehdi al-Mouhandis, l'homme de l'Iran à Bagdad, étaient tués sur le coup.

Téhéran a promis "une dure vengeance" pour la mort de son général le plus populaire, que tous au Moyen-Orient pensaient intouchable. Celle-ci sera menée "au bon endroit et au bon moment", a ajouté l'Iran, augmentant les craintes en Irak que le pays ne serve de champ de bataille à ses deux alliés, Téhéran et Washington.