Iran : tension dans la rue contre le pouvoir en place

La contestation prend de l'ampleur en Iran après quatre jours de manifestation. Des milliers de personnes étaient dans la rue, le plus grand mouvement de protestation contre le pouvoir depuis 2009. Le régime a riposté en limitant l'accès aux réseaux sociaux. Des centaines de personnes ont été arrêtées.

Au cri de : "Mort au dictateur !" des milliers d'Iraniens manifestent contre le pouvoir du président Rohani. Ils attaquent des bâtiments publics, brûlent des drapeaux iraniens. La colère d'une population touchée par la pauvreté dans un pays asphyxié par les sanctions économiques internationales. "Les gens manifestent parce qu'ils sont sous pression économique. Le gouvernement doit être responsable face à la montée de l'inflation à la pauvreté", déclare un manifestant.

Le gouvernement réagit

De violents heurts ont lieu avec la police dans plusieurs villes du pays. Deux manifestants ont été tués et une centaine arrêtés dans la nuit du 30 au 31 décembre. Le régime a coupé internet pendant plusieurs heures pour éviter la diffusion de certaines images. Ce 31 décembre, le ministre de l'Intérieur avertit les manifestants qu'ils vont devoir répondre leurs actes et en payer le prix. De nouveaux rassemblements sont organisés à Téhéran.

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Une manifestante lève le poing devant l\'université de Téhéran (Iran), le 30 décembre 2017, au troisième jour d\'une mobilisation contre les difficultés économiques et le régime.
Une manifestante lève le poing devant l'université de Téhéran (Iran), le 30 décembre 2017, au troisième jour d'une mobilisation contre les difficultés économiques et le régime. (AFP)