Iran : Emmanuel Macron juge "totalement arbitraire" la réincarcération de la chercheuse Fariba Adelkhah à Téhéran

Fariba Adelkhah, qui avait été placée en résidence surveillée en 2020, a été de nouveau incarcérée à Téhéran mercredi.

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Fariba Adelkhah au campus de Sciences Po à Paris, en 2012.  (THOMAS ARRIVE / SCIENCES PO / AFP)

"Cette incarcération ne repose sur absolument aucun élément. Il s'agit bien d'une prisonnière scientifique." Emmanuel Macron a dénoncé jeudi 13 janvier, lors d'un discours devant les présidents d'université à Paris, la réincarcération "totalement arbitraire" à Téhéran de la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah, en affirmant que "la France toute entière" était "mobilisée pour sa libération".

Cette réincarcération a fait réagir le ministère des Affaires étrangères français dès mercredi"La décision (...) que nous condamnons, ne peut qu'avoir des conséquences négatives sur la relation entre la France et l'Iran et réduire la confiance entre nos deux pays", a déclaré dans un communiqué le ministère des Affaires étrangères, exigeant la "libération immédiate" de la chercheuse.

L'anthropologue Fariba Adelkhah est chercheuse au Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po Paris et spécialiste du chiisme. Elle et son compagnon, l'africaniste Roland Marchal, venu la rejoindre pour une visite privée, avaient été arrêtés le 5 juin 2019 à l'aéroport de Téhéran par les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique. Roland Marchal avait été libéré le 20 mars 2020 dans le cadre d'un échange de détenus entre Téhéran et Paris.

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