Iran : la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah de nouveau incarcérée à Téhéran

La décision de Téhéran de réincarcer la chercheuse va "réduire la confiance" entre l'Iran et la France, a mis en garde mercredi le gouvernement français.

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Fariba Adelkhah au campus de Sciences Po à Paris, en 2012. (THOMAS ARRIVE / SCIENCES PO / AFP)

Elle est retenue en Iran depuis juin 2019. La chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah, qui avait été placée en résidence surveillée en 2020, a été de nouveau incarcérée à Téhéran, a annoncé mercredi 12 janvier son comité de soutien à Paris. "Nous apprenons avec stupeur et indignation la réincarcération dans la prison d'Evin de Fariba Adelkhah", a annoncé ce comité dans un communiqué, dénonçant des agissements "cyniques" du pouvoir iranien qui utiliserait le cas de la chercheuse "selon des fins extérieures ou intérieures qui demeurent opaques".

La France réclame sa libération "immédiate"

Une décision qui a fait réagir côté français"La décision de sa réincarcération, que nous condamnons, ne peut qu'avoir des conséquences négatives sur la relation entre la France et l'Iran et réduire la confiance entre nos deux pays", a déclaré dans un communiqué le ministère des Affaires étrangères, exigeant la "libération immédiate" de la chercheuse.

Le comité de soutien de la chercheuse craint également pour sa santé. "Alors que la pandémie de Covid continue de battre son plein le gouvernement iranien met délibérément en danger la santé et même la vie de Fariba Adelkhah - la mort en détention du poète et réalisateur Baktash Abtin, samedi dernier, ayant démontré son incapacité ou son mauvais vouloir à garantir la sécurité de ses détenus", juge le comité.

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