François Lenglet : "Nous sommes dans la deuxième étape de la crise de l'euro"

François Lenglet livre son analyse sur la victoire du "non" qui se dessine au référendum en Grèce. Avec ce résultat, c'est l'ensemble de l'Union européenne et ses institutions qui sont interpellées.

FRANCE 2

Ce dimanche 5 juillet, le peuple grec était appelé aux urnes pour un référendum. L'enjeu était d'accepter ou non les exigences des créanciers pour la mise en place d'un futur plan d'aide. Peu après 20 heures, selon les premières estimations, le "non" semble l'emporter. "Cela pose une question qui était latente depuis un moment, c'est celle de la présence de la Grèce dans la zone euro", explique François Lenglet.

L'union monétaire remise en question

"On apprend ce soir que les Grecs ne resteront pas dans l'euro à tout prix. Et de façon symétrique, les Européens ne garderont pas non plus les Grecs à tout prix. Les conséquences sont très importantes pour l'union monétaire. C'était quelque chose d'absolument inéluctable et, au fond, qui était destiné à se renforcer sans arrêt. Ce n'est plus le cas ce soir, si ce résultat est confirmé", poursuit-il.

"Cela veut dire que l'union monétaire peut devenir une sorte d'union à portes de saloon. Est-ce que c'est possible ? Personne ne le sait. Au-delà de ça, cela veut dire que nous sommes dans la deuxième étape de la crise de l'euro. La première était financière, elle a été stoppée par la BCE en 2012. La deuxième est politique, avec des peuples qui, justement, disent 'non'", conclut François Lenglet.

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Les Grecs sont invités à se prononcer sur le futur de leur pays, dimanche 5 juillet 2015, à l'occasion d'un référendum. (DADO RUVIC / REUTERS)